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gif louange
Ouvrez la porte
qui changera votre vie
joie et bonheur en Jésus-Christ
Michel Aumiaux
1
Chapitre 1
L'ACTION DE GRACE ET LA LOUANGE
1. La volonté de Dieu
Faire la volonté de Dieu le Père était pour Jésus sa nourriture : "Jésus leur dit : ma nourriture
est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre"( Jean 4:34).
a) Pourquoi Dieu veut-il que nous fassions sa volonté?
Pour faire de nous des esclaves? Sûrement pas, Dieu n'a nullement besoin de nous pour
faire tourner le monde. Après la trahison de Lucifer et de près d'un tiers des anges à sa suite,
Dieu a créé l'homme parce qu'il voulait vivre une communion d'amour avec des êtres qui
choisiraient vraiment cette communion d'amour avec lui, et donc des êtres qui auraient le choix
de dire oui ou non. Dans son livre "De l'enfer au paradis", Merlin Carothers relate que Dieu lui
dit un jour : "Je t'ai créé pour que tu sois en communion avec moi". Comme nous sommes
rebelles, Dieu a choisi de tolérer dans nos vies des épreuves, envoyées par Satan et destinées à
nous ramener vers lui. Là, il faut se souvenir de deux choses :
1. Dieu ne permet jamais qu'une épreuve nous atteigne si elle n'a pas pour but de nous
inciter à nous rapprocher de lui pour qu'il nous bénisse. Même la mort terrible d'un
enfant innocent peut être destinée à ramener vers Dieu ceux qui sont touchés par le
deuil.
2. Dieu étant amour a imaginé de transformer les épreuves qu'il tolère pour nous en
bénédictions si nous comprenons la leçon, c'est à dire si nous nous tournons vers lui et
si nous lui faisons confiance pour mener notre vie selon son merveilleux plan d'amour
qui a pour but de nous faire choisir de partager avec lui une communion d'amour pour
toute l'éternité. "Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l'a transformé en bien",
fut la remarque de Joseph à ses frères qui avaient cherché à le tuer (Genèse 50:20).
Alors pourquoi nous révolter contre cet amour de Dieu pour nous à travers toutes choses
même les pires, et contre les moyens qu'il choisit d'utiliser pour nous conduire à rentrer dans
son plan d'amour? C'est aussi simple que cela? Oui, mais … Satan est là et fait tout pour nous
détourner du plan de Dieu. Alors il y a des tribulations, des épreuves, des larmes; toutefois
Jésus a vaincu le monde pour nous et là encore il nous donne sa victoire si nous lui faisons
confiance et les tribulations se transforment en joie. Ainsi, nous avons toute raison, à notre
tour, d'aimer Dieu parce qu'il ne manque jamais de pourvoir à ce qu'il y a de mieux pour nous.
Soyons "des serviteurs de Christ qui font de bon coeur la volonté de Dieu" (Ephésiens 6:6).
Dans son livre "L'avenue de la louange, Don Gosset dit : "Vous ne serez jamais tout à
fait heureux tant que vous ne serez pas au centre de la volonté de Dieu. La volonté de Dieu est
bonne et douce. C'est son plan pour votre vie. Dieu veut toujours le meilleur pour vous et ce
qui contribuera à votre plus grand bonheur". Dans son livre "Des miracles aujourd'hui", la
religieuse catholique irlandaise Briege McKenna dit : "J'ai compris que ma mission est d'aider
les gens à dire oui à Dieu dans toutes les circonstances de la vie, tout comme je dois dire oui à
Dieu dans ma vie quotidienne".
b) Quelle est la volonté de Dieu pour nous?
Paul priait pour que les disciples soient remplis de la connaissance de la volonté de Dieu
(Colossiens 1:10). Vouloir être au centre de la volonté de Dieu, ce ne sont pas simplement des
2
mots. Dans son livre : « La direction divine », Bob Mumford écrit : « Quand j’entends les
chrétiens parler de leurs inquiétudes, je me hérisse. Ils présentent les symptômes d’une
maladie grave : se trouver à la périphérie de la volonté de Dieu ». Nous voilà prévenus !
Richard Bennet, quant à lui, nous dit dans son livre « Pour bien nourrir sa foi » : « Dans l’acte
même de plier notre volonté à celle de Dieu, réside le secret d’une croissance spirituelle
permanente ». Enfin, Georges et Helen Jesze disent dans leur livre « j’ai vaincu mes soucis » :
« Il y a un prix à payer pour faire la volonté de Dieu mais ce prix est beaucoup plus élevé
quand nous ne la faisons pas ». Rechercher la volonté de Dieu n’aurait aucun sens si nous ne
le faisions pas avec l’intention de l’accepter, donc d’y obéir. La désobéissance est jugée
sévèrement par Dieu : « voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices et l’observation de
sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que
la divination » (1 Samuel 15:22-23). Quelle est cette volonté de Dieu? Dans le Nouveau
Testament, elle est exprimée clairement par trois points, la Parole de Dieu disant "c'est la
volonté de Dieu pour vous" ou "Dieu veut cela". Nous pourrions rajouter un quatrième point
concernant le salut et la connaissance de la vérité, mais ces sujets sont à la fois trop vastes et
trop généraux pour que nous puissions en déduire une démarche concrète de vie :
1 THIMOTEE 2 : 3-4 « Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu, notre Sauveur, lui qui veut
que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ».
Voyons donc les trois points retenus.
1. L'action de grâce
1 Thessaloniciens 5:16-18
"Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâce en toutes choses car c'est à votre
égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ". Le même apôtre déclare dans Ephésiens 5 :
"Comprenez quelle est la volonté du Seigneur … Soyez remplis de l'Esprit …Rendez
continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-
Christ "(verset 20).
2. Notre sanctification
1 Thessaloniciens 4:3 : "Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification".
Hébreux 12:14 : "Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne
verra le Seigneur".
Dieu le Père veut que nous ressemblions à Jésus-Christ, toujours pour nous permettre
de partager avec lui une communion d'amour. Pratiquer l'action de grâce et la louange,
notamment dans les épreuves, c'est déjà formidable. Mais si nous nous laissons aller aux
tendances de notre vieille nature, de "notre chair", qui se délecte dans la critique, les
murmures, les plaintes et lamentations, nous risquons fort d'annuler les bénéfices de la
louange. C'est pourquoi, il faut associer à la louange, avec l'aide de Dieu, le contrôle de nos
pensées et de nos paroles. Nous traiterons ce sujet au chapitre 3 en présentant ce contrôle sous
une forme humoristique, presque sous la forme d'un jeu afin de le rendre facilement
accessible à chacun.
3. Faire de bonnes oeuvres
Hébreux13:20-21 : "Que le Dieu de paix … vous rende capables de toute bonne oeuvre pour
l'accomplissement de sa volonté".
Il y a dans les oeuvres un piège énorme pour un chrétien, auquel il est très facile de se faire
prendre avec les meilleures intentions pour deux raisons :
- il nous est très difficile de comprendre et d'admettre que Jésus a déjà tout accompli
pour nous à la croix.
3
- Il est beaucoup plus facile pour notre nature humaine "d'agir" que d'écouter ce que
Dieu attend de nous afin de lui obéir.
Il y aussi un piège dramatique pour un non chrétien, c'est de s'imaginer que si on a fait de
bonnes oeuvres dans sa vie et qu'on n'a pas fait plus de mal que bien d'autres, on a droit au
paradis. Ce problème du salut par la grâce, nous l'avons traité dans notre fascicule "Ce que
Jésus a fait pour nous, vous ne le savez pas, découvrez le", aussi nous n'en reparlerons pas ici.
Quant au piège des oeuvres pour un chrétien, nous le traiterons au chapitre 3.
"Ils lui dirent : que devons-nous faire pour faire les oeuvres de Dieu? Jésus leur répondit :
l'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyez en celui qu'il a envoyé" (Jean 6:28-29).
1 Thimotée 2 : 3-4 « Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu, notre Sauveur, lui qui veut
que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ».
c) Que se passe-t-il si nous faisons la volonté de Dieu?
1. Le salut éternel
"Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux,
mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux"( Matthieu 7:21).
"Celui qui fait la volonté de mon Père demeure éternellement" (1 Jean 2:17).
2. L'exaucement de nos prières
"Si quelqu'un honore Dieu et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce"( Jean 9:31).
"Afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis"
(Hébreux10:36).
D'ailleurs, Jésus a dit que celui qui fait la volonté de son Père est son frère, sa soeur, sa mère
(Matthieu 12:50).
2. La puissance de l'action de grâce et de la louange
Notre vie va véritablement changer si nous mettons notre confiance en Dieu et en sa
Parole qui nous dit : "Rendez grâce en toutes choses car c'est à votre égard la volonté de Dieu
en Jésus-Christ" (1 Thessaloniciens 5:18). Et par le même apôtre Paul, Dieu nous dit
pourquoi : "Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment
Dieu" (Romains 8:28). Bien entendu, c'est encore par Jésus-Christ que toutes choses
concourent à notre bien et que nous obtenons la victoire en toutes circonstances : "Mais dans
toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés"(Romains
8:37).
Un missionnaire en Chine avait reçu de mauvaises nouvelles des siens en Europe et il
en déprimait. Il priait mais l'obscurité augmentait sans cesse. Puis il eut l'occasion d'entrer
dans une salle de culte et fut surpris de découvrir cette inscription : ESSAIE LA LOUANGE!
C'est ce qu'il fit et, en un instant, toutes les ombres s'évanouirent pour ne plus jamais revenir.
Philippe Auzenet raconte dans son livre "Quand la justice nous casse", son témoignage
bouleversant de pasteur, brisé par la justice, suppliant Dieu du fond de sa cellule de prison.
Là, il entendit Dieu lui dire plusieurs fois "LOUE-MOI". D'abord stupéfait, il se plia à la
volonté de Dieu et sa vie changea complètement même dans sa prison.
A ce jour, je suis convaincu que la façon la plus simple et la plus extraordinaire, quant
aux résultats et quant à notre changement de vie, de mettre en pratique et de faire grandir
notre foi est le fait de remercier et louer Dieu pour toutes choses. C’est ce que Dieu a révélé
dans les années 60 à Don Gosset puis dans les années 70 à Merlin Carothers qui nous l’a
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révélé, à son tour, dans de nombreux ouvrages qui ont connu un succès extraordinaire à
travers le monde puisque le total des ventes atteint vingt millions d'exemplaires! Ayant lu
plusieurs de ses livres entre 1994 et 1996, je ne voulais pas les mettre en pratique car j’y
voyais une forme de masochisme. D’ailleurs, Bertrand Georges, appartenant à la
Communauté du Verbe de Vie, écrit dans son ouvrage « Vivre dans la louange », à propos du
livre de Carothers, « La puissance de la louange » : « Il me semble cependant qu’il nous faut
aborder cet ouvrage avec un peu de recul : certains passages peuvent en effet nous surprendre
au premier abord. Peut être à cause de notre sensibilité catholique, ce livre étant l’oeuvre d’un
pasteur méthodiste. D’autre part le style très direct ainsi que certains témoignages cités par
Merlin Carothers peuvent étonner ou même nous déconcerter. En effet, on peut avoir
l’impression, par moments, que l’auteur semble louer Dieu même pour le mal, ce qui serait
blasphématoire. Je ne crois pas du tout que ce soit là son intention ».
En juillet 2002, je suis tombé sur le livre « De la peur à la foi » du même auteur. Là, ce
fut une véritable révélation, sans doute par le contenu de l’ouvrage qui expliquait vraiment le
pourquoi de la louange, mais aussi probablement par l’action du Saint-Esprit jugeant le temps
propice pour moi. Alors, j’ai lu et relu cet ouvrage et plusieurs autres du même auteur, ainsi
que d’autres ouvrages sur le même sujet mais écrits par d’autres auteurs. Mais je louais Dieu
malgré l'épreuve et non pour l'épreuve comme le préconise l'auteur qui va d'ailleurs jusqu'à
dire : "Parfois, plus nous prions et demandons à Dieu de nous aider, plus les difficultés
semblent grandir. Le changement ne pourra s'opérer qu'au moment où nous louerons Dieu
pour notre situation au lieu de le supplier de nous en retirer". Puis en juillet 2003, j'ai relu
tous les ouvrages sur la louange et le Saint-Esprit a brisé en moi les derniers obstacles à une
vie de louange et j'ai compris plusieurs point importants, que je donne ici.
- J'ai compris la nécessité de louer Dieu pour l'épreuve. Pourquoi faut-il aller jusque là ?
Parce que Dieu va se servir de nos épreuves, de nos souffrances, éventuellement des
erreurs et des péchés de notre passé, pour en faire ressortir du bien, pour oeuvrer en
notre faveur. Dieu se servira de tout ce que nous avons fait ou de ce que nous n'avons pas
fait pour accomplir sa volonté à travers nous, pour faire avancer le Royaume de Jésus-
Christ.
- J'ai compris que l'acte de foi qui nous est demandé ne nécessite pas de notre part de
"sentir" quelque chose, d'avoir des sentiments : c'est un acte de volonté.
- J'ai mieux saisi l'importance d'associer le contrôle des pensées à l'action de grâce et la
louange. Aussi je me suis efforcé de présenter d'une façon simple et humoristique ce
domaine, presque sous forme d'un jeu, comme nous le verrons au chapitre suivant.
- J'ai découvert que, face aux attaques de Satan, la louange est puissante. Au cours de la
préparation de ce chapitre sur la louange, je fus attaqué un jour par Satan qui me ramenait
des pensées sur des événements pénibles de mon passé pour lesquels Jésus m'avait libéré.
A voix basse, j'appliquai tout ce je connaissais pour chasser ces pensées, mais en vain.
Alors, je sortis dans mon jardin et à voix haute, j'interdis à Satan, au nom de Jésus, de
venir perturber mes pensées selon les règles du combat spirituel. Sans résultat hélas!
Alors, je revins à mon bureau et fis cette prière : "Seigneur, je te rends grâce pour ces
pensées que je n'aime pas mais que tu tolères pour moi. Je décide de croire que tu veux
m'enseigner quelque chose à partir de cette épreuve, et je te fais confiance. Louange et
gloire à toi". Je restai un petit moment dans la louange et cinq minutes après, j'étais
libéré!
J'ai lu plus d'une centaine d'ouvrages spirituels et dans ces livres j'ai lu de nombreux
exemples où la louange a réussi alors que des prières, des supplications, des impositions de
main avaient été faites pendant des années et quelquefois des dizaines d'années sans résultat.
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Par contre, je n'ai jamais lu un seul exemple où la louange avait été essayée en vain, avant
qu'autre chose ait réussi. C'est tout de même extraordinaire! Merlin Carothers, dans son livre
« De l’enfer au paradis » dit sur ce sujet : " Tandis que je parlais aux gens, les preuves
continuaient à s’accumuler : la louange, en tant qu’expression de la foi, produisait des
résultats plus manifestes que la simple supplication". Dans son livre " De la prison à la
louange", il dit: "Miracles, puissance et victoire feront partie intégrante de l'oeuvre de Dieu
dans nos vies quand nous aurons appris à nous réjouir en toutes circonstances".
Il me semble que le fait de remercier Dieu et de le louer pour toutes choses est le moyen le
plus puissant pour voir notre vie changer profondément vers la sérénité et la joie même au
milieu des épreuves et des tempêtes de la vie. L'action de grâce et la louange sont la dynamite
spirituelle qui brise tous les obstacles et qui met l'ennemi en fuite, cet ennemi qui, avant sa
trahison, était chargé de présenter à Dieu les louanges des anges. D'ailleurs, voyons ce que
certains serviteurs de Dieu ont dit à ce sujet :
Charles Spurgeon
"Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y
soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de
l'accepter et de vous en réjouir … Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître
la plupart de nos ennuis".
William Law, pasteur anglais du 18° siècle
"Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au
bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de
louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité
rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette
épreuve".
Thérèse de Lisieux
« Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c’est la reconnaissance, car si nous le
remercions d’un bienfait, il est touché et s’empresse de nous en faire dix autres et si nous le
remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! J’en
ai fait l’expérience, essayez et vous verrez ».
Ignace de Loyola
"L'homme a été créé pour cette fin : louer le Seigneur Dieu, le respecter et, en le servant, être
finalement sauvé"
Merlin Carothers
"Chaque fois que quelqu'un s'abandonne pour louer et remercier Dieu pour toutes choses, des
miracles commencent à se manifester".
L'action de grâce et la louange constituent l'essentiel de ce chapitre; toutefois elles ne
donnent pleinement leur efficacité que si nous y ajoutons le contrôle des pensées et des
paroles qui ne doivent pas venir annuler le bénéfice de l'action de grâce et de la louange. C'est
alors un style de vie qui me semble le plus merveilleux moyen d'accéder aux bénédictions de
Dieu par la foi mise en pratique tout au long de la journée. D'ailleurs, ces deux sujets ont en
commun d'être clairement présentés par l'apôtre Paul comme étant la volonté de Dieu pour
nous. Aussi, nous commencerons par découvrir cette volonté de Dieu pour nous afin d'y obéir
et ultérieurement nous aborderons ce problème du contrôle de nos pensées et de nos paroles
où, là encore, la victoire nous est donnée par Jésus.
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3. Les versets de base
L'action de grâce et la louange sont le langage de la foi et si nous prenons l'habitude de
les pratiquer des dizaines de fois par jour, ce qui n'est pas difficile, notre foi va grandir et en
conséquence Dieu nous remplira de sa joie. Nous aurons bien sûr des épreuves mais si nous
persévérons dans l'action de grâce et la louange, nous serons toujours vainqueurs et nous
resterons dans la paix et dans la joie. Tout cela s'appuie sur quatre versets bibliques
fondamentaux, tous de Paul, qui ont en commun l'expression "toutes choses" et sur un
cinquième verset recommandant aussi de rendre grâce "quoi que vous fassiez en parole ou en
oeuvre".
"Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses car c'est à votre
égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ"(1 Thessaloniciens 5:16-18).
A propos de ce verset, Merlin Carothers dit dans son livre "Puissance de la louange" : "C'est
là la perfection chrétienne. Nous ne pouvons parvenir plus loin et nous ne devons pas nous
contenter de moins". Jésus nous a apporté le salut mais aussi la joie, nous le verrons plus loin.
Or la joie de Dieu en nous conduit à prier sans cesse; la joie et la prière ensemble conduisent à
dire merci en toutes choses.
"Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu"
(Romains 8:28), donc de ceux qui lui font confiance, qui le laissent agir dans leur vie. Un peu
plus loin dans cette épître, Paul dit : "Que dirons-nous donc à l'égard de ces choses?" (verset
31) et plus loin au verset 37 :
"Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés
(Jésus)", "nous remportons la plus complète victoire" dit la Bible en français courant. L'apôtre
Paul redit la même chose différemment dans ces deux autres versets : "Grâces soient rendues
à Dieu (le Père), qui nous fait toujours triompher en Christ" (2 Corinthiens 2:14), "Mais
grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ" (1
Corinthiens 15:57). Ainsi, si nous aimons Dieu, c'est à dire si nous lui faisons confiance, la
Parole de Dieu nous promet pour toutes choses la victoire, la plus complète victoire, le
triomphe. Comment ne pas nous en réjouir d'avance ?
L'action de grâce et la louange n'excluent pas la prière, comme le montre ce verset :
"Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous … Ne vous inquiétez
de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des
supplications, avec des actions de grâce" (Philippiens 4:4-6).
Ainsi, exprimer à Dieu notre besoin et même le supplier n'est pas incompatible avec
les actions de grâce pourvu que la prière soit suivie d'actions de grâce. D'ailleurs, lorsque
Jésus s'est adressé à son Père pour ressusciter Lazare, il s'est contenté de l'action de grâce, la
seule prière de Jésus étant d'avoir levé les yeux en haut : "Père, je te rends grâce de ce que tu
m'as exaucé" (Jean 11:41). La prière avec actions de grâce est encore recommandée dans
Colossiens 4:2 : "Persévérez dans la prière et veillez-y avec actions de grâce". En 1966, six
ans avant le premier livre de Merlin Carothers, Don Gosset disait dans une conférence :
"L'action de grâce saisit ce que Dieu tient en réserve pour nous".
Un cinquième verset de Paul nous recommande encore de rendre grâce, mais cette fois
dans un autre champ d'application, très vaste lui aussi : tout ce que nous faisons en parole ou
en oeuvre : "Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur
Jésus, en rendant par lui des actions de grâce au Père" (Colossiens 3:17).
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Dieu nous demande-t-il donc de le remercier en toutes choses, même quand tout va
mal et pour tout ce que nous faisons? La réponse est oui. C'est tellement déroutant, tellement
loin de tout ce qu'on nous a appris, qu'on a tendance à lire ces versets sans les mettre en
pratique. D'ailleurs, la liturgie de la messe catholique comporte ce passage : "Vraiment, il est
juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu". Ce
passage est lu à haute voix par le prêtre à l'offertoire, mais qui le retient" ? Pourtant, chaque
difficulté, chaque circonstance pénible ou douloureuse est une opportunité pour nous
d'exercer et de faire grandir notre foi. C'est sans doute le moyen le plus concret, le plus
fréquent pour cela mais c'est difficile. A la lumière de tout ce que le Saint-Esprit m'a révélé en
juillet 2002 et juillet 2003, je m'efforcerai dans ce chapitre de réduire considérablement cette
difficulté.
4. Que faut-il croire pour louer et comment y parvenir ?
a) La nécessité de vivre par la foi
Dieu nous adresse un même commandement dans quatre versets bibliques, ce qui est assez
rare : « le juste vivra par la foi » (Habakuk 2:4, Romains 1:17, Galates 3:11, Hébreux 10:38).
Rares aussi sont les mots de la Bible qui englobent autant de choses que le mot « vivra » de ce
commandement de Dieu : « le juste vivra par la foi ». Il ne s’agit pas seulement de notre culte
du dimanche matin ou même de nos prières quotidiennes, non, il s’agit de tous les domaines
de notre vie, notamment notre vie professionnelle, notre vie familiale et donc tout ce qui
concerne les enfants pour ceux qui en ont, car comment vivre sans penser à eux. Il s’agit
encore des multiples petits ou grands événements de la vie : choix du conjoint, mariage,
études des enfants, achat d’un appartement ou construction d’une maison, finances etc. Dieu
s’intéresse vraiment à chaque détail de notre vie, et en nous demandant de vivre tout cela par
la foi.
Dieu considère la confiance que nous lui témoignons comme l’expression de notre
amour pour lui. Voilà une vérité qui devrait nous aider beaucoup dans nos actes de foi, si
difficiles à faire parfois. Si nous aimons Dieu, nous devons lui faire confiance, ce que nous
pouvons aussi exprimer d’une manière plus forte en disant : nous sommes hypocrite si nous
disons à Dieu que nous l’aimons alors que nous ne lui faisons pas confiance. Cette vérité
essentielle pour notre foi m’a été révélée par Dieu à travers une personne qui priait pour moi.
J’étais en effet un peu irrité que Dieu ne se comporte pas avec mes enfants comme moi, en
tant que père, je l’aurais fait si j’en avais eu le pouvoir. Et Dieu m’a dit : « mon amour n’est
pas un amour d’homme, mais un amour basé sur la confiance. Je te garde ma confiance, je te
l’ai toujours gardée. Crois en la mienne. ». Ainsi, nous pouvons affirmer que, pour vous
comme pour moi, il n’y a pas d’alternative à la foi, c’est à dire qu’il n’y a aucune autre
solution acceptable pour un chrétien. Le plus souvent, les gens essaient de plaire à Dieu par
des oeuvres, par la moralité, par des activités religieuses. Tout cela est bon, mais sans la foi,
rien de cela ne peut plaire à Dieu. Il faut aussi croire qu’il rémunère, ou récompense, ceux qui
le cherchent, c’est à dire croire que la nature de Dieu est d’être bon, constamment bon, ce qui
est impossible au meilleur des pères humains. Cette bonté de Dieu, sa sagesse, sa puissance et
sa fidélité sont le fondement de notre confiance en lui, ce qui nous permettra de recevoir la foi
nécessaire à l’exaucement de nos prières. Alors les bénédictions sont pour nous comme l’a
écrit Smith Wiggleworth, un plombier anglais du début du vingtième
siècle, qui était un apôtre de la foi : « il n’y a qu’une seule voie d’accès à tous les
trésors de Dieu, c’est la voie de la foi. Tout est possible à celui qui croit : toutes les promesses
de Dieu sont à sa disposition ».
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b) La foi c'est la décision de croire au plan parfait d'amour de Dieu pour nous
D'une façon concrète, il nous faut croire :
1) que Dieu a un plan d'amour parfait pour nous et que ce sont des projets de bonheur et
non de malheur qu'il a formés pour nous. Rappelons nous qu'il nous a créés pour que
nous vivions en communion d'amour avec lui.
2) que tout ce qui nous arrive fait partie de ce plan de Dieu et s'inscrit dans sa volonté. Si
c'est une épreuve, elle vient de Satan mais uniquement parce que Dieu l'a permise pour
notre plus grand bien (volonté permissive).
3) que l'intention de Dieu est de faire concourir toutes choses, donc toute épreuve aussi, à
notre bien et même à notre plus grand bien et il a la puissance pour le faire. Mais il ne
le fera que SI nous lui faisons confiance quelle que soit la tournure de la situation.
Cette confiance va se traduire par trois choses :
a) au lieu de nous révolter, de nous lamenter, nous allons remercier Dieu pour
l'épreuve puisque Dieu va l'utiliser pour nous bénir et nous rapprocher de
cette communion d'amour avec lui qu'il recherche et désire pour nous.
b) Nous allons le louer puisqu'il est puissance et amour et que c'est cela qui
nous permet de lui faire confiance sachant qu'il fait concourir toute chose
au meilleur pour nous.
c) Nous allons persévérer dans l'action de grâce et la louange, même si
l'épreuve s'aggrave car c'est notre patience et notre persévérance qui vont
nous donner la victoire déjà acquise pour nous par Jésus. Si nous
persévérons, Dieu mettra peu à peu dans notre coeur sa joie.
Pour expliquer tout cela, prenons un exemple fictif. Une chrétienne, Sidonie, tombe malade et
la maladie dure. Réaction première du mari et de la femme : la révolte. Comment Dieu
permet-il cela alors que nous nous dévouons pour lui? Puisque nous sommes ses enfants, il,
devrait nous protéger des attaques de Satan. Etc. Arrive Cathy, une autre femme chrétienne
elle aussi mais pratiquant l'action de grâce et la louange. Elle pose des questions habilement .
- Sidonie, est-ce que tu crois que Dieu est assez puissant pour te guérir s'il le désire?
- Bien sûr que oui Cathy.
- La Bible nous enseigne que Dieu est amour; il veille sur chaque détail de ta vie et c'est
ton bonheur qu'il veut. Crois-tu cela Sidonie?
- Puisque la Parole de Dieu le dit, je le crois.
- Alors Sidonie, si Dieu, qui a le pouvoir de te guérir et qui t'aime beaucoup, ne te guérit
pas, est-ce complètement déraisonnable de penser que Dieu doit avoir une bonne raison
de ne pas le faire?
- Non, cela ne semble pas déraisonnable.
- Dans ce cas, est-ce déraisonnable de le remercier pour cette bonne raison dont le but est
ton plus grand bien?
- Vu comme cela, non.
- Alors, tu peux même le louer pour sa puissance et son amour qui lui permettent de faire
concourir ta maladie à un plus grand bien pour toi.
- Pourquoi pas, je suis décidée à croire tout cela et à essayer de le remercier et de le louer.
La foi qui nous est demandée est donc de prendre la décision de croire que Dieu
contrôle et dirige toutes choses, chaque détail de notre vie, dans le cadre de son plan d'amour
parfait pour nous, conformément à ce que dit sa Parole. Dans son livre "Le champ de bataille
de la pensée", Joyce Meyer dit : "En tant que chrétiens, nous devons apprendre à décider de
croire. J'ai décidé, voilà bien longtemps, de croire ce que dit la Parole et le rhéma (la Parole
révélée) que Dieu m'a donné, même si je ne comprends ni pourquoi, ni quand, ni comment
9
cela s'accomplira". Dans son livre "Puissance Plus", Merlin Carothers relate que Dieu lui dit
un jour :
- Fils, aimerais-tu savoir ce que tu peux enseigner aux gens pour les aider à croire?
- Oui Seigneur,
- Apprends aux hommes qu'ils doivent maintenant choisir de me croire de la même manière
qu'ils choisissent de me désobéir!
Lorsque nous sommes fortement tentés par quelque chose que nous savons être mal,
nous choisissons parfois de désobéir à Dieu et de le faire quand même. De la même façon,
nous pouvons choisir de croire la Parole de Dieu et de nous appuyer sur les trois premiers
versets que nous venons de voir, surtout pas sur ce que nous ressentons ou ne ressentons pas.
La foi doit contrôler nos sentiments mais nos sentiments ne doivent pas contrôler notre foi,
c'est à dire ce qu'il nous est demandé de croire. On peut donc remercier sans en ressentir la
moindre envie. "Et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi" (1 Jean 5:4).
Croire cette Parole est beaucoup plus difficile si nous attendons l'épreuve pour prendre
la décision de croire. Exerçons-nous quand tout va bien, à croire que le Saint-Esprit est, à cet
instant, en train d'oeuvrer dans notre esprit, dans nôtre âme, dans notre corps, pour nous
sanctifier, nous purifier, contrôler nos pensées et nos sentiments, nous guérir, nous remplir de
son amour, même si nous ne ressentons RIEN. Tant mieux si le Saint-Esprit nous fait la grâce
de nous faire sentir sa présence, mais s'il ne le fait pas, il agit quand même. Faisons le des
dizaines de fois par jour, ainsi lors d'une épreuve, nous aurons beaucoup moins de difficulté à
croire que Dieu oeuvre pour notre plus grand bien à travers notre épreuve, parce que sa Parole
le dit. "Je te remets toutes choses de ma vie Seigneur et je crois que tu oeuvres par chaque
chose pour mon bien, parce que la Parole de Dieu l'affirme". Un matin de ce mois de Juillet
2003 que je consacrai principalement à la rédaction de ce petit fascicule, j'entendis dans ma
prière :
- Il y a une question à poser.
- Laquelle Seigneur?
- Qui est le mieux placé pour prendre soin de tes enfants?
- C'est toi Seigneur et toi seul.
- Quelle est la conséquence pour toi?
- Je devrais te faire totalement confiance.
- Mais tu ne le fais pas.
- Je ne peux pas Seigneur par moi-même.
- C'est pourquoi j'ai envoyé mon Fils mourir sur la croix. Il a payé le prix de tout ce dont tu
as besoin.
- Oui Seigneur, mais comment faire grandir ma foi?
- Tourne-toi sans cesse vers mon Fils, vers l'oeuvre de la croix, mais n'attends pas d'être
dans l'épreuve pour cela car tu ne le pourrais pas. Prends l'habitude de le faire souvent.
- Seigneur, as-tu un autre conseil à me donner?
- Oui, crois en ma Parole, elle est vraie. En particulier, crois à tous les versets que tu vas
mettre dans ton enseignement car ce n'est pas toi qui les choisis, c'est moi qui te les
donnes par mon Esprit qui est vérité.
- Merci Seigneur.
c) L'action de grâce et la louange sont le langage de la foi
Prendre la décision de croire que toute chose fait partie du plan d'amour de Dieu pour
nous et concourt à notre bien, selon Romains 8:28, nous conduit à rendre grâce et à louer sans
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cesse, donc des dizaines de fois au cours de la journée. Rendre grâce au Père, au nom de
Jésus-Christ, quoi que nous fassions en parole ou en oeuvre, comme Dieu nous le demande
dans Colossiens 3:17 comme nous l'avons vu, c'est aussi de nombreuses fois chaque jour que
nous aurons à le faire. Faire connaître nos besoins à Dieu en toutes choses avec des actions de
grâce, selon Philippiens 4:6, c'est encore des occasions de rendre grâce chaque jour. Aussi
nous pouvons dire qu'il s'agit là du langage de la foi puisque chaque remerciement, chaque
louange est un acte délibéré de faire confiance à Dieu, de s'abandonner à sa puissance, son
amour, sa sagesse et sa fidélité et cela quelle que soit l'évolution de la situation qui nous
afflige. Il ne s'agit pas d'un acte de foi à faire au cours d'une prière le matin ou le soir, mais
d'adopter un style de vie marqué par de continuelles expressions de notre confiance en Dieu et
en sa Parole. Nos pensées doivent être saturées d'actions de grâce et de louange au point d'en
devenir "accro". La foi, c'est un abandon total à Dieu en décidant de croire que sa promesse de
tout faire concourir à notre bien est vraie et que tout ce qui nous arrive est pour nous le
meilleur alors que tout ou presque semble démontrer le contraire. Notre confiance ne s'appuie
pas sur ce que nous ressentons ou voyons, mais sur la vérité de la Parole de Dieu.
5. Comment manifester notre foi ?
Par un acte de notre volonté, nous avons décidé de croire que Dieu contrôle et dirige
chaque détail de notre vie et fait concourir toute épreuve à notre bien et pour sa gloire. Il
importe maintenant d'en tirer les conséquences, d'agir sur la base de notre acte de foi.
Comment? De trois manières : l'action de grâce, la louange, la joie.
a) L'action de grâce
Elle consiste à remercier. Déjà dans l'Ancien Testament, le psaume 50 nous dit au verset
14 : "Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces" et au verset 23, Dieu dit : "Celui qui
offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie".
Le verset de base de 1 Thessaloniciens 5:18 : "Rendez grâces en toutes choses car c'est à
votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ" est complété et détaillé dans le chapitre 5,
verset 20, de la lettre aux Ephésiens : "Rendez continuellement grâces pour toutes choses à
Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ". Les informations nouvelles ici sont
"continuellement" et "à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ". On s'en doutait
mais c'est net et précis. D'ailleurs, dans Colossiens 2:6-7, Paul remplace l'adverbe
continuellement par le verbe abonder : "Marchez avec Jésus …affermis par la foi et abondez
en actions de grâce".
Au départ, l'action de grâce est un acte de notre volonté, un acte d'obéissance à la
Parole de Dieu. Mais si nous persistons, Dieu nous vient en aide en libérant sa puissance en
nous. Nous ne comprenons ni le "pourquoi", ni le "comment" des événements que Dieu
permet dans nos vies et il ne faut pas chercher à les comprendre, car Dieu veut que nous
acceptions, avec notre raison, qu'il les contrôle de façon souveraine. Dieu veut que nous le
remercions pour l'épreuve, d'une part comme marque de renoncement à notre moi et d'autre
part comme la conséquence logique de notre acte de foi, qui nous conduit à croire que cette
épreuve fait partie du plan de Dieu pour nous et que Dieu l'utilise pour notre plus grand bien.
La puissance de Dieu sera libérée dès que nous le remercierons pour notre situation actuelle et
non malgré elle.
Il est évident que nous ne sommes pas naturellement porté à dire merci pour des
épreuves, des circonstances dramatiques, des douleurs, des catastrophes. Au contraire, notre
"moi", c'est à dire notre vieille nature, nous pousse à nous révolter. Rendre grâce dans ces
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circonstances, c'est mortifier notre corps, c'est mourir à soi-même, c'est "porter sa croix" d'où
le mot "sacrifice d'actions de grâce". Paul parle aussi de "sacrifice de louange" (Hébreux
13:15). " Puis Jésus dit à tous : si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même,
qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive" (Luc 9:23). Renoncer à nous-même,
c'est refuser de faire notre volonté propre; nous charger chaque jour de notre croix, c'est
décider d'accepter la volonté de Dieu dans notre vie.
Quelquefois, lorsque nous nous trouvons enfermé dans une situation douloureuse sans
issue humaine, cela va se traduire pour nous par :
- une "acceptation de ce qui nous paraît inacceptable ", de ce que nous avons toujours
considéré inacceptable pour nous par exemple :
- l'acceptation de soi-même tel que l'on est, petit, trop grand, gros, pas très beau,
avec un handicap etc.
- l'acceptation de sa solitude
- l'acceptation d'un conjoint tel qu'il est ou d'un divorce
- l'acceptation d'un travail que nous n'aimons pas
- l'acceptation d'un accident ou de la perte d'un être cher;
- un abandon total de nos prérogatives dans une situation que nous avions toujours
considérée comme relevant de notre autorité, notamment vis à vis de nos enfants;
- un "renoncement déchirant" à quelque chose pour lequel nous nous sommes
désespérément battu pour l'obtenir comme un enfant pour un couple qui ne réussit pas à
en avoir, une promotion, une mutation en province, un terrain ou une maison que nous
avions rêvé d'acheter, etc.
J'ai souvent remarqué que c'est au moment même où nous capitulons devant Dieu en
acceptant ce qui nous paraît inacceptable que la puissance de Dieu intervient. Nous en
donnons deux exemples.
Emilie est divorcée et sa fille aînée, Véronique, au caractère difficile, a été très dure
avec elle depuis l'âge de quinze ans et elle en a maintenant dix-neuf. Aussi, elle a attaqué sa
maman en justice pour aller vivre chez son père. Elle ne parlait plus à sa mère et allait même
jusqu'à déguiser sa voix lorsqu'elle téléphonait chez sa maman pour parler à sa soeur. Mais le
père ne s'occupait pas de Véronique et passait la plus grande partie de son temps chez son
amie non acceptée par Véronique, se contentant de mettre un peu de nourriture dans le
réfrigérateur. Alors, Véronique faisait de l'anorexie et sa santé était devenue inquiétante selon
sa soeur alors qu'elle avait le bac à passer. Inquiète, la maman est venue nous voir désespérée
et ne sachant plus que faire. Nous avons prié et Emilie a accepté, n'ayant aucune solution
humaine en vue, de lâcher prise, de renoncer à son autorité de mère et d'abandonner sa fille à
Dieu. Et l'extraordinaire s'est passé! Pendant qu'Emilie abandonnait sa fille à Dieu chez nous,
Véronique, qui depuis près d'un an ne voulait plus revoir sa mère, arrivait pour la voir. Bien
entendu, elle ne la trouva pas, mais à minuit elle revint. Dès le lendemain, Véronique fit les
démarches d'usage à la gendarmerie pour habiter désormais chez sa maman et elle y resta
dans l'harmonie avec elle jusqu'à son départ pour aller faire des études dans un autre ville. Ce
cas spectaculaire nous montre combien Dieu désire nous bénir si nous reconnaissons notre
impuissance à apporter une solution à un problème et si nous le laissons faire.
Pauline, une femme jolie et chrétienne, n'acceptait pas chez elle un détail qui lui
donnait incontestablement du charme mais qu'elle-même associait à quelque chose qu'elle
rejetait avec virulence. Chaque remarque qui lui était faite dans ce sens, même comme un
compliment, était une injure et un supplice qui la faisait pleurer. A force de ruminer, sans
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avoir aucun moyen de se changer, elle rentrait dans la déprime. Dans cet état et n'ayant plus
rien à perdre, elle accepta de formuler de façon complètement différente les prières qu'elle ne
cessait d'adresser à Dieu tout au long de la journée : l'action de grâce et la louange
remplacèrent la supplication et l'injonction. Rapidement, elle retrouva le sourire et la paix.
Décider de s'accepter soi-même alors que l'on a jamais réussi à le faire, décider
d'accepter un enfant qui ne mène pas du tout la vie que l'on souhaiterait ou qui répond à nos
efforts pour lui payer des études par l'ingratitude et des remarques qui semblent
insupportables, décider d'accepter le conjoint tel qu'il est alors que l'on pense avoir toutes les
raisons de ne plus pouvoir ou devoir le supporter, tout cela c'est "mourir à soi-même". Rendre
grâce pour une telle situation, cela fait très mal et tout de suite, mais si nous l'acceptons, il y a
la victoire au bout. Si nous ne l'acceptons pas, cela fait sûrement moins mal mais par contre,
nous risquons de traîner ce mal beaucoup plus longtemps sans jamais connaître la victoire. Au
mal que constitue l'épreuve, envoyée par Satan mais permise par Dieu, nous devons répondre
par le bien donc par l'action de grâce et l'acceptation de la souveraineté de Dieu : "Ne te laisse
pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien" (Romains 12:21).
Ainsi, une femme déprimée dont le mari demande le divorce, pourra surmonter son
épreuve par une prière d'action de grâce et de confiance semblable à celle-ci : "Seigneur, je te
remercie pour ma vie telle qu'elle est. Tu as permis chaque problème afin de m'amener au
point où j'en suis maintenant. Tu n'aurais jamais voulu ces choses si tu n'avais su que c'était en
fait le meilleur pour moi. Je décide de croire que tu m'aimes vraiment et que ton Saint-Esprit
est à l'oeuvre pour pourvoir à ce qu'il y a de mieux pour moi".
b) La louange
Nous ne louons pas parce que tout va bien, mais tout va bien parce que nous louons!
Au cours d'une adoration, le Saint-Esprit me donna en ce mois de juillet 2003, une image de
la louange. Je voyais un voilier avec différentes voiles et le Saint-Esprit me faisait
comprendre que la louange représentait le vent pour les voiles. Le bateau et ses voiles, c'est
nous. Qu'il soit petit ou grand (petit ou grand serviteur), sans vent, le voilier n'avancera pas; le
vent par contre le conduira au port qui est sa destination. De même, sans la louange, nous
n'avancerons pas; la louange par contre nous conduira au port c'est à dire vers Dieu.
L'action de grâce dit merci, la louange loue Dieu pour ce qu'il est, notamment pour sa
puissance, son amour, sa fidélité. Mais l'action de grâce et la louange se complètent et
s'associent très bien, le seul risque est de se limiter à l'action de grâce. "Par lui (Christ),
offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est à dire le fruit de lèvres qui confessent
son nom" (Hébreux 13:15). C'est un sacrifice, c'est à dire que ce n'est pas de gaieté de coeur
que nous l'offrons dans l'épreuve. Merlin Carothers dit que nous l'offrons "d'un coeur lourd".
C'est encore un acte de notre volonté, car nous ne ressentons pas l'envie de louer. Mais si nous
persistons, Dieu viendra à notre aide et nous donnera même la force de nous réjouir. Ainsi, au
beau milieu de l'épreuve et le coeur probablement brisé, répondons au mal par le bien en
prenant la décision de louer le créateur pour sa puissance et son amour. "Je te loue Père pour
ta puissance, tu contrôles et diriges toutes choses et en particulier chaque détail de cette
situation actuelle dans laquelle ton plan d'amour pour moi t'a conduit à m'amener, même si
c'est douloureux pour moi. Je veux croire que ton amour pour moi est bien plus grand que tout
amour humain. Louange et gloire à toi Jésus parce que tu me donnes la victoire dans cette
épreuve. Louange et gloire à toi Saint-Esprit parce qu'en ce moment même, comme à chaque
instant, tu oeuvres à faire concourir cette épreuve à mon plus grand bien".
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Notre action de grâce et notre louange, vont permettre à Dieu de déclencher sa
puissance, et là c'est un combat, c'est la guerre spirituelle qui se déroule dans les lieux célestes
contre les forces du mal. Ce n'est pas notre combat, pas plus que ce ne fut celui de Josaphat,
comme cela nous est relaté dans 2 chroniques 20. Notre part à nous, c'est l'action de grâce et
surtout la louange. Nous n'avons pas à combattre Satan ou sa horde de démons, Jésus l'a fait
pour nous. Mais par contre, nous devons proclamer la victoire de Jésus en toutes choses et
louer car les anges de Dieu sont vainqueurs si nous louons. La Parole de Dieu nous dit que
Dieu réside au milieu de la louange de son peuple. C'est peut être la raison pour laquelle, il y a
tant de puissance dans la louange. Nous ne savons pas grand chose de cette guerre dans les
lieux célestes. Pourtant Dieu m'a fait la grâce de quelques visions sur cette guerre, que je
donne ici, tout au moins partiellement.
En août 2001, lors d'une vision, je me retrouve devant le trône de grâce et la lumière
forme un cône au-dessus de ma tête. Je me relève et le cône me suit, mes mains étant dans ce
cône et je suis pieds nus. Je me retourne, m'éloigne du trône, reprends mes pantoufles et deux
anges me prennent le bout des doigts pour me conduire. Je ne vois rien, je n'entends rien. Le
cône devient un bandeau entourant mes yeux et mes oreilles. Il ne se passe rien pendant un
bon moment et le Saint-Esprit me fait comprendre que je suis dans un lieu où je ne dois ni
voir, ni entendre. Puis le Saint-Esprit me dit : "Jette juste un regard". Alors je vois un groupe
d'anges blancs à gauche avec des épées blanches combattant un groupe d'anges noirs à droite
avec des épées noires. Un peu plus tard, je suis à nouveau autorisé à regarder et je ne vois plus
sur la droite que les anges blancs qui ont fait reculer les anges noirs. Et à nouveau, je ne vois
plus rien.
Une autre fois, je reçus de Dieu l'image de deux bateaux pneumatiques volant dans le ciel
et bourrés de monde. Alors je demandai à Dieu ce que c'était. La réponse fut : "ce sont des
anges que j'envoie combattre pour tes enfants".
Je terminerai ce paragraphe en relatant une partie importante de l'une des plus belles
visions que j'ai reçues du Saint-Esprit et qui concerne pleinement ce domaine du combat des
anges de Dieu. Au cours d'une longue communion avec Dieu, je fus transporté par l'Esprit
devant le trône de grâce et je faisais des allers-retours en priant en langues, les mains derrière
le dos, puis en priant avec mes propres paroles, les mains levées. Après ce temps de louange,
je prends un chemin sur la droite et me trouve devant une petite chapelle au milieu de la forêt.
Je fais le tour puis je rentre et la porte se referme derrière moi. En esprit, je vois des anges
tout autour de la chapelle et l'autel de la chapelle devient le trône de grâce. Le Saint-Esprit me
dit que cela est propice à l'adoration. On est seul avec Dieu et protégé du monde par les anges.
Je m'agenouille et me prosterne devant le trône et la colombe du Saint-Esprit vient se poser
sur ma tête puis elle se pose sur l'autel. Je baigne dans la lumière du Saint-Esprit puis dans
son feu sans que cela me brule. Je crois voir des cadeaux sur l'autel et je demande à Dieu si
j'ai bien vu des cadeaux. Il me répond qu'il n'y a qu'un seul cadeau, c'est sa grâce, mais à
chaque adoration, il accorde une saveur spéciale de sa grâce, ce n'est jamais la même et il a
une grâce spéciale pour chaque personne compte tenu de l'infinie richesse de sa grâce. Alors,
je dis à Dieu : "puis-je savoir quel genre de grâce tu accordes " ? En me retournant, je vois
l'allée de la chapelle pleine d'épées, puis de casques et, au fond, de ceintures.
Le Saint-Esprit me révèle que l'adoration suréquipe les anges de Dieu qui combattent les
anges du diable qui veulent empêcher les anges de Dieu de nous amener l'exaucement de
notre prière de foi. Je demande à Dieu confirmation et un zoom sur tout cela. Alors, je vois les
épées avec deux symboles de poisson sur chaque coté, le casque avec un symbole de poisson
sur le devant et les ceintures sont lumineuses pour éblouir l'ennemi. Ce sont les armes de la
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grande armée. Je dis à Dieu : "Mais qu'en est-il de la louange qui aident les anges à
combattre"? Dieu me répond : "la louange donne plus de puissance aux anges et l'adoration
les suréquipe".
c) La confiance
Notre louange ne consiste pas à imaginer ce que Dieu va faire de notre épreuve et à le
louer pour le résultat précis que nous attendons. La réponse de Dieu à notre louange peut être
l'inverse de ce que nous espérons si pour Dieu ce que nous espérons n'est pas le meilleur pour
nous, mais nous pouvons tout de même espérer que ce cas est rare car Dieu prend plaisir à
nous faire du bien. Nous pouvons nous attendre au bien, au meilleur à tout moment parce que
Dieu est amour, mais nous ne devons ni chercher à imaginer quel est ce mieux pour nous et
encore moins lui dicter notre solution. La louange ouvre les portes à Dieu pour qu'il agisse
comme il l'entend. Elle ne demande rien, sinon ce serait une prière de demande déguisée, mais
elle remercie et loue Dieu en décidant de croire qu'il nous aime beaucoup mieux que nous
nous aimons nous-même et qu'il sait mieux que nous ce qui est le meilleur pour nous et ce que
nous aimerons le plus.
C'est un abandon de notre sort à Dieu, même si cela crucifie notre chair. Si nous
redoutons ce que Dieu peut nous faire, c'est que nous ne sommes pas pleinement convaincu
qu'il nous aime vraiment. Ce que Dieu va faire, c'est son affaire, pas la notre, d'autant plus que
nous n'avons aucun moyen de maîtriser ou transformer les circonstances. Aussi, attendons
nous à tout moment à sa bonté pour nous, comme il nous le demande, car il veut et peut le
meilleur pour nous. Mais n'exigeons rien de précis car Dieu seul sait ce qui est le meilleur
pour nous, et quelquefois ce n'est pas vraiment ce que nous espérions. Cette confiance que
Dieu exige de nous, je la résume par deux expressions faciles à retenir :
- l'homme fait pour le mieux, Dieu fait le mieux
- toujours s'attendre à Dieu sans jamais rien attendre.
En septembre 2002, Dieu me donna dans une vision une belle image de la confiance.
Je voyais une barque poussée toute seule vers un port en forme de belle anse ressemblant à
celle de Morgat, par un beau ciel bleu, une mer d'huile. Sur la barque, il n'y avait ni moteur, ni
rame, rien si ce n'est deux demi-arches se rejoignant à trois mètres de hauteur et prenant toute
la largeur de la barque. Sous l'arche formée par les deux demi-arches se rejoignant, on ne
pouvait voir ni devant, ni derrière, en particulier on ne pouvait voir où allait la barque. Le
Saint-Esprit me fit comprendre que sous l'arche, j'étais totalement dépendant de celui qui
poussait invisiblement la barque vers le port. Dieu me dit alors que les deux demi-arches
étaient ses deux mains réunies. Cette barque symbolise la nécessité de faire confiance et d'être
dépendant de Dieu, car sous l'arche on ne voit pas ou l'on va mais on sait qu'on est dans les
mains de Dieu qui pousse la barque vers le port en toute sécurité.
Pour renforcer cette image de la confiance, nous rapportons les paroles que Merlin
Carothers reçut de Dieu, un jour, et qu'il cite dans son premier ouvrage : "Mon fils, tu n'as pas
à t'inquiéter. Ta vie est dans le creux de ma main et tu peux me faire confiance en toute
choses. En continuant à me remercier en toutes circonstances, tu verras comment je mets
parfaitement en place chaque détail de ta vie".
Enfin, et pour mettre tout l'accent sur la confiance, je donne ici la fin d'une belle et
longue vision que Dieu me donna en août 2001 au cours d'une adoration et qui confirme sa
Parole, laquelle affirme que nous sommes gravés dans les paumes des mains du Père et que
personne ne peut nous en ravir. Jésus oint mes mains et me dit "va essayer maintenant". Je
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quitte le trône de grâce devant lequel j'étais et dans une espèce de forêt sombre, je vois deux
files d'une douzaine de personnes. Je passe au milieu en étendant mes mains sur eux. Aussitôt
ces personnes tombent dans le repos de l'Esprit. Arrivé à la fin des files, je suis surpris de voir
ma fille Cathy et je lui dis :
- Qu'est-ce que tu fais là?.
- Je voudrais que tu me présentes à Jésus.
Je retourne avec elle vers le trône de grâce mais je ne me sens pas autorisé à la présenter à
Jésus, alors je la présente au Saint-Esprit qui la conduit à Jésus. Puis Jésus la conduit au Père
en me disant :
- Il y a une surprise pour toi.
Le Père étend sa main droite et dans sa paume, je vois Cathy souriante. Je dis :
- Seigneur, et si c'était de moi cette vision, montre-moi encore s'il te plaît.
Alors la main du Père devient géante et j'y distingue Cathy en taille normale. Chose
exceptionnelle, je distingue les détails et en couleur ce qui est rare dans mes visions. Elle
porte une robe beige clair un peu serrée, des petites chaussures blanches, un collier doré
autour du cou avec une croix, le cou étant dégagé. Elle est bronzée et ses cheveux sont tirés
en arrière. Elle rit et me dit :
- Alors cette fois, tu me reconnais Papa?
Puis Jésus dit :
- Allez vous promener.
Et Cathy dit :
- Cette fois Papa, c'est moi qui t'emmène.
Puis ma vision est interrompue par mon épouse rentrant dans la pièce où j'étais.
"Voici, je t'ai gravée sur mes mains…Personne ne peut ravir mes brebis de la main de mon
Père" (Esaïe 49:16 et Jean 10:29).
Alors, comment manifester à Dieu notre confiance en Lui ?
- En nous interdisant, par un acte de notre volonté, de chercher à imaginer ce que Dieu va
faire et comment.
- En nous réjouissant, pour montrer que nous sommes heureux de compter sur Dieu.
d) La joie
Nous avons vu 1 Thessaloniciens 5:16 : "Soyez toujours joyeux". Mais les apôtres Jacques
et Pierre vont être plus précis en nous demandant de nous réjouir dans la fournaise de
l'épreuve : "Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves
auxquelles vous pouvez être exposés" (Jacques 1:2) ou encore : "Mes bien-aimés, ne soyez
pas surpris comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de
vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous au contraire" (1 Pierre 4:12-13).
Notre décision de remercier et de louer le Seigneur en toutes choses n'est pas complète
tant que nous ne sommes pas également résolus à nous réjouir en toutes circonstances. Si nous
disons croire que Dieu est à tout moment en train de travailler à notre plus grand bien, sans
pouvoir nous en réjouir, c'est que nous ne sommes pas vraiment décidés à croire que Dieu
oeuvre à notre plus grand bien. Bien entendu, nous ne nous réjouissons pas de la souffrance
qu'apporte l'épreuve mais de l'espoir qu'elle contient puisque Dieu oeuvre à notre bien à
travers l'épreuve. La joie nous est donnée par Jésus qui a dit à ses apôtres juste avant sa
crucifixion : "Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit
parfaite" (Jean 15:11) et juste après, il a adressé une dernière prière à son Père: "Et
maintenant, je vais à toi et je dis ces choses dans le monde afin qu'ils aient en eux ma joie
parfaite" (Jean 17:13). Dans son livre "La louange, ça marche", Merlin Carothers dit : "La
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religion ne donne pas la joie de Christ. Une des missions de Jésus a été de nous révéler le
secret d'une vie remplie de joie : la joie est le fruit de son Saint-Esprit". L'élan de nous réjouir
ne peut pas venir de nos sentiments et c'est encore un acte de notre volonté au départ. Puis au
fur et à mesure que nous dirons merci et que nous louerons, nous recevrons de Dieu sa joie.
Pour cela, nous pouvons lui remettre notre incapacité à nous réjouir et notre volonté de le
faire, par une prière comme celle que nous donnons maintenant, alors la joie s'étendra à nos
sentiments : "Seigneur, je te demande pardon de ne pouvoir me réjouir comme ta Parole le
demande; je te remets mon incapacité à me réjouir et ma volonté de le faire. Au nom de
Jésus-Christ, je te prie de mettre dans mon coeur, par ton Saint-Esprit, cette capacité de me
réjouir. Je t'en remercie et je décide de croire ta Parole qui dit que tu m'as déjà exaucé".
Remarque : l'amour
Il se peut que notre action de grâce et notre louange soient faites pour quelqu'un de
notre famille, ou qui nous est proche, mais dont nous n'apprécions pas le style de vie. Bien
entendu, nous aurions tendance à le juger, à le critiquer et nous ne sommes pas trop portés à
l'aimer. Notre penchant naturel nous conduirait à demander à Dieu de changer cette personne,
pour qu'elle devienne conforme à nos souhaits. Aussi, dans ce cas, comme pour un pardon,
nous aurons besoin de l'aide de Jésus : "Seigneur, je te remercie pour la vie d'Untel, telle
qu'elle est. Je te remercie pour ses traits de caractère qui font que j'ai du mal à l'aimer.
Seigneur, je te remets mon incapacité à l'aimer et ma volonté de l'aimer. S'il te plaît, mets
dans mon coeur ton amour pour cette personne, façonne moi, change moi, pour que je puisse
l'aimer de ton amour et je t'en remercie".
6. Comment faire grandir notre foi ?
Il nous faut la patience et la persévérance pour faire grandir notre foi. Nous devons
apprendre à croire, c'est à dire apprendre à déclarer avec persévérance et patience que, quelle
que soit la situation, Dieu utilise toutes choses pour notre bien. Ainsi, notre foi grandit même
si nous ne sentons rien. La foi n'est pas un sentiment passif, mais un acte de volonté actif.
"Mon coeur est décidé, mon coeur est décidé … Je te louerai Seigneur… car ta bonté atteint
jusqu'aux cieux et ta fidélité jusqu'aux nues" (Psaume 57:7-10, 11).
La foi doit être nourrie heure après heure, jour après jour, en choisissant de croire que
Dieu oeuvre en permanence pour notre bien et en faisant de ce choix la raison de supporter
patiemment chaque circonstance pénible. C'est cela faire grandir la foi. Pas plus compliqué
que cela mais pas moins simple non plus! Dieu sait que si nous réagissons ainsi à chaque
épreuve, notre foi va grandir, aussi il ne nous enlève pas les épreuves car "sans la foi, il est
impossible de plaire à Dieu" (Hébreux 11:6), mais il nous promet la victoire dans chaque
épreuve : "la victoire qui triomphe du monde : notre foi" (1 Jean 5:4). Cette victoire, Jésus l'a
déjà acquise pour nous, alors il peut nous prévenir : "vous aurez des tribulations dans le
monde" et aussitôt nous rassurer : "mais prenez courage, j'ai vaincu le monde" (Jean 16:33).
Ce que Dieu veut, c'est que nous prenions la décision de croire sa Parole, de continuer à y
croire et d'y croire toujours. Alors, il libérera sa puissance pour transformer les circonstances
ou nous transformer pour notre plus grand bien. La foi, c'est croire que, quoi qu'il arrive, tout
est une opportunité que Dieu nous offre de lui faire confiance : "Seigneur, je te remets
toutes choses de ma vie car je crois que toutes ces choses concourent à mon bien".
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Alors, nous allons acquérir la patience, la persévérance et la victoire. Tenir ferme dans
notre foi, c'est nous engager, à l'aide de notre volonté, à accepter que Dieu est le maître de la
situation, quels que soient nos sentiments et les circonstances.
Jacques 1:3-4 : "L'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience
accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en
rien".
Romains 5:3-4 : "Nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la
persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve".
Romains 12:12 : "Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez
dans la prière".
2 Corinthiens 4:17 : "Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous,
au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux
choses visibles, mais à celles qui sont invisibles".
Merlin Carothers dit : "contre Satan, notre seule défense est la puissance de Dieu. Et
cette puissance est libérée lorsque nous nous tenons ferme dans la foi que Dieu garde le
contrôle parfait et tendre de chaque détail de la situation. Et nous exprimons cette foi en le
louant et en le remerciant pour les circonstances telles qu'elles sont. Satan peut jouer un rôle
dans les drames de notre vie, mais il restera un acteur. Le metteur en scène c'est Dieu". Toute
notre attention doit être fixée sur Jésus qui nous donne la victoire, mais ni sur Satan, ni sur
nos problèmes car le mal est soumis à la force toute puissante de Dieu : "Et voici la victoire
qui triomphe du monde : notre foi" (1 Jean 5 : 4). Par la louange, nous regardons à la victoire
plus qu'au combat. Ainsi, si nous sommes attaqués par les puissances des ténèbres, levons les
yeux vers Dieu et louons le. Ce sera le commencement de la victoire car la louange sème la
terreur dans le monde des ténèbres.
En août 2001, alors que Dieu m'avait demandé dans une vision de préparer un
enseignement sur la foi, je reçus au cours d'une communion avec Dieu une très belle image
sur ce point capital qui consiste à ne pas penser à nos problèmes mais à Jésus qui est la
victoire sur ces problèmes. Ayant été transporté en esprit dans un paysage d'îlots reliés par des
ponts, je dois prendre un pont suspendu d'environ soixante-dix mètres de long et un mètre de
large, fait de cordages ou de lianes et donc propre à osciller si on marche sans précaution sur
ce pont. Dessous, deux mètres plus bas seulement, il y avait une rivière avec des crocodiles et
l'un d'eux était proche de moi. Tout à coup, de l'autre côté du pont, j'aperçois quelqu'un
immobile sur la terre ferme et exactement dans l'axe du pont, me regardant et m'attendant, et
je devine que c'est Jésus. Je me dis : "Jésus l'a traversé pour moi, donc je vais réussir". Dès
que je regarde l'eau et les crocodiles, le pont penche et je risque de tomber d'un côté ou de
l'autre et d'être dévoré par les crocodiles. Lorsque je regarde Jésus seulement, je marche sans
problème, le pont n'oscillant plus. Je parviens à Jésus qui me prend rapidement dans ses bras
et disparaît. Dans cette vision, les crocodiles représentent bien entendu nos problèmes dont il
faut détourner le regard pour le fixer sur Jésus.
Pour compléter cette vision, nous en donnons une autre, que Dieu donna à Merlin Carothers.
C'est la vision la plus riche d'enseignements que je connaisse; elle contient l'essentiel de ce
chapitre sur l'action de grâce et la louange. Elle mérite vraiment d'être lue, relue et méditée.
"Je voyais un beau jour d'été merveilleusement clair et au-dessus planait un gros
nuage noir, au-delà duquel on ne voyait plus rien. Une échelle, dont les pieds reposaient au
sol, pénétrait dans le nuage noir. Des centaines de personnes étaient au bas de l'échelle et
essayaient de la gravir : elles avaient entendu dire qu'au-dessus de cette masse sombre se
trouvait quelque chose d'extraordinaire qu'aucun oeil humain n'avait jamais vu, quelque
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chose qui procurait une joie incroyable à ceux qui parvenaient à l'atteindre. Chacun
essayait de monter et grimpait rapidement jusqu'au ras du nuage mais il retombait en
glissant à toute vitesse le long de l'échelle et atterrissait au milieu de la foule, dispersant les
gens de tous cotés. Il racontait qu'une fois arrivé dans le nuage noir on perdait tout sens de
l'orientation. Mon tour arriva enfin et je gravis l'échelle. Je pénétrai dans le nuage. Les
ténèbres étaient si intenses que je sentais leur puissance me forcer à presque tout lacher et
à me laisser retomber. Mais, échelon après échelon, je continuai à monter. Et soudain mes
yeux contemplèrent la plus intense lumière que j'ai jamais vue. En émergeant des ténèbres,
je réalisai que je pouvais marcher sur le nuage sans difficulté, à condition de garder les
yeux fixés sur la lumière radieuse. Si j'abaissais les regards pour examiner la nature du
nuage, immédiatement je commençais à m'enfoncer. Puis la scène changea et je pouvais
distinguer les trois niveaux : au-dessous, à l'intérieur et au-dessus du nuage. "Que signifie
tout cela ?" demandai-je. La réponse fut la suivante : l'atmosphère ensoleillée sous le
soleil, c'est la lumière dans laquelle vivent bien des chrétiens et qu'ils considèrent comme
normale. L'échelle, c'est celle de la louange. Beaucoup essaient de la gravir et de me louer
pour toute chose. D'abord, ils sont pleins de zèle, mais quand arrivent des épreuves qu'ils
ne comprennent pas, ils sont troublés et ne savent pas tenir bon. Ils perdent la foi et
retombent le long de l'échelle. En tombant, ils font du mal à ceux qui espéraient trouver
une vie de louange et de joie continuelles. Ceux qui réussissent à traverser ces temps
difficiles atteignent un monde nouveau. Ils réalisent que la vie, qui leur semblait normale
autrefois, ne peut être comparée à celle que j'ai préparée pour ceux qui me louent en
croyant que je veille sur eux avec amour. Celui qui atteint la lumière du royaume céleste
peut marcher sur le nuage des difficultés, si sombre soit-il, aussi longtemps qu'il détourne
les yeux de son problème et les fixe sur la victoire que j'aie accomplie en Christ. Peu
importe que cela te paraisse difficile de croire que Dieu est à l'oeuvre dans tous les détails
de ta vie : continue à gravir l'échelle de la louange et monte toujours plus haut".
Dans tout cela, il est bien entendu difficile d'attendre et encore plus de se réjouir. J'ai
maintes fois prié Dieu de mettre en moi cette capacité de me réjouir. Et un jour, j'ai reçu
quelques éléments de réponse.
1. En s'appuyant sur la Parole de Dieu, nous pouvons nous réjouir de savoir que dans les
lieux célestes, nous possédons déjà la plus complète victoire sur chacune de nos épreuves
et que rien, ni personne ne peut ni retarder d'une heure, ni mettre le moindre nuage sur ces
victoires qui nous appartiennent parce que Jésus en a payé le prix pour nous. Elles vont
devenir réalité dans notre vie parce que nous faisons confiance à Dieu et que nous
continuons à le louer. "Béni soit Dieu qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions
dans les lieux célestes en Christ" (Ephésiens 1:3).
2. Même si les difficultés et les épreuves s'accumulent, ne cherchons pas à les analyser. Se
révolter parce que nous trouvons l'épreuve vraiment trop dure, c'est regarder les crocodiles
du pont suspendu de ma vision et prendre le risque de tomber. Considérons que toutes ces
difficultés forment un tapis sur lequel nous marchons droit vers Jésus-Christ comme
Merlin marchait sur le nuage sans le regarder. Continuons à rendre grâce, à louer Dieu, à
nous réjouir de savoir que c'est la plus complète victoire qui nous est réservée en Christ.
Dieu nous a averti que nous aurions des tribulations mais que nous serions vainqueurs.
"Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde"
(Jean 16:33).
3. En plein milieu de l'épreuve, nous aurons peut être tendance à penser que Dieu nous a
abandonné, qu'il n'est pas le Papa d'une très grande bonté auquel nous voulions croire,
qu'il ne semble pas se laisser attendrir par nos larmes ou notre douleur. Alors rappelonsnous
que l'amour de Dieu pour nous n'est pas un amour humain, que sa bonté ne s'exerce
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pas d'une façon humaine comme nous aimerions. Son amour et sa bonté, c'est beaucoup
plus de nous donner par Jésus la plus complète victoire sur toute épreuve que de changer
son plan pour nous à cause de nos larmes et de notre douleur, même s'il peut arriver qu'il
le fasse. Sa fidélité, c'est de tenir les promesses qu'il nous a faites dans sa Parole. Alors,
nous devons nous accrocher coûte que coûte aux versets de base de la louange qui nous
promettent, la victoire, la plus complète victoire, un triomphe en toutes choses si nous
persistons à le louer envers et contre tout. Pour cela, ne laissons pas nos sentiments nous
induire en erreur, nous conduire à nous révolter contre Dieu. Décidons de croire que les
promesses de Dieu sont vraies, quoi qu'il nous arrive; alors faisons notre part qui est de
rendre grâce, louer, nous réjouir et Dieu fera la sienne qui est de nous donner la plus
complète victoire. "Vos voies ne sont pas mes voies dit l'Eternel" (Esaie 55:8).
7. Rendre grâce, louer et se réjouir
Pour appliquer facilement tout ce que nous venons de voir, nous présentons ici une
démarche en sept étapes. Bien entendu, ce n'est qu'un modèle, un canevas que chacun peut
suivre ou non, modifier ou non selon ce qu'il ressent.
a) La démarche en sept étapes
1. L'action de grâce
Seigneur, j'accepte cette épreuve comme faisant partie de ton merveilleux plan
d'amour pour moi. Je te rends grâce Père, au nom de Jésus-Christ, pour la situation
dans laquelle je suis et telle qu'elle est. Je décide de croire que tout ce qui m'arrive
fait partie de ta volonté et concourt à mon plus grand bien car ta Parole l'affirme et
elle est vraie.
2. La louange
Je te loue Père pour ta puissance qui m'assure que tu contrôles et diriges chaque
détail de ma vie et parce que je crois que tu m'aimes beaucoup plus que tout être
humain. Louange et gloire à toi Jésus pour la victoire que tu me donnes sur toutes
choses et en particulier dans cette épreuve. Louange et gloire à toi Saint-Esprit
parce que je crois que tu oeuvres en permanence, et en ce moment même, à ce qu'il
y a de mieux pour moi.
3. La confiance
Père tout puissant, je te fais confiance et je ne cherche pas à savoir ce que tu vas
faire car je crois que ce sera ce qu'il y a de mieux pour moi. Je te remets toutes les
choses de ma vie et je m'attends à ta bonté, au bien que tu vas faire sortir de cette
épreuve comme ta Parole me le promet parce que je t'aime.
4-7 La joie
Si la joie n'est pas dans notre coeur malgré la louange, demandons la à Dieu.
4 Seigneur, tu me demandes de me réjouir mais j'en suis incapable et je t'en
demande pardon.
5 Je te remets mon incapacité à me réjouir et ma volonté de le faire en
obéissance à ta Parole.
6 Père, au nom de Jésus-Christ et par ton Saint-Esprit, je te demande s'il te
plaît de mettre dans mon coeur cette capacité de me réjouir dans cette épreuve
puisqu'à travers elle tu pourvois à ce qu'il y a de mieux pour moi.
7 Père, je crois que tu as entendu et déjà exaucé ma prière car ta parole me
l'assure et je t'en remercie.
Bien sûr, tout au long de la journée, on ne va pas reprendre nécessairement ces sept étapes.
On insistera surtout sur les trois premières sur lesquelles il y a beaucoup de choses possibles à
dire. A d'autres moments, on peut limiter la prière à un seul des quatre points: l'action de
grâce, la louange, la confiance ou la joie.
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b) Application à la peur
La louange est l'expression de notre amour et l'amour chasse toute peur. Mais cette
dernière peut bloquer notre louange, aussi il importe de se débarrasser de toute peur dès
qu'elle survient. Pour cela, nous appliquons les étapes 4, 5, 6 et 7 de la démarche avec une
modification de l'étape 4.
4. Seigneur, je reconnais que j'ai peur et te remercie pour les circonstances qui
m'occasionnent cette peur parce que je décide de croire que si tu les permets, c'est
que tu as quelque chose à m'apprendre et que c'est pour mon plus grand bien.
5. Je te remets Seigneur mon impuissance à me débarrasser de cette peur et ma
volonté de ne pas avoir peur car ta Parole me dit de ne pas m'inquiéter.
6. Père, au nom de Jésus-Christ et par ton Saint-Esprit, je te prie de mettre en moi ton
amour qui chasse toute crainte et je proclame que Jésus a vaincu cette peur pour
moi et qu'il m'en libère.
7. Père, je crois que tu m'as déjà exaucé dans les lieux célestes et je t'en remercie. Je
m'abandonne à ton amour et à la délivrance que Jésus m'apporte.
On peut continuer à louer Dieu parce qu'il nous délivre de cette peur et proclamer que son
amour en nous chasse toute crainte. Lorsqu'on avoue à Dieu notre peur plutôt que de nous
efforcer de la combattre par nous-même, on est conduit à l'humilité de reconnaître notre
impuissance et notre besoin de Dieu et à l'abandon total à Dieu. Puisque Jésus a payé le prix
de notre victoire sur les choses qui nous font peur, Dieu vient à notre aide et nous délivre.
"Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-
Christ"(1 Corinthiens 15:57).
"Le Seigneur est mon secours, je n'aurai pas de crainte" (Hébreux 13:6).
c) Application à une attaque de Satan
4. Seigneur, je te remercie pour ces pensées que je ne veux pas et qui me font mal car je
crois que si tu les tolères, c'est que tu as quelque chose à m'apprendre ou à me donner
à travers ces pensées puisque toutes choses concourent à mon bien.
5. Seigneur, je reconnais mon impuissance à m'en débarrasser par moi-même et je te
remets ma volonté de me débarrasser de ces pensées.
6. Père, au nom de Jésus-Christ et par ton Saint-Esprit, je te supplie humblement de me
délivrer de ces pensées que l'ennemi m'envoie. Je me réclame de la victoire de Jésus à la
croix et je proclame que par lui, je suis plus que vainqueur en toutes choses et donc sur
ces pensées.
7. Père, je te rends grâce parce que je crois que tu as entendu et exaucé ma prière.
Honneur, louange et gloire à ton saint nom, à Jésus et au Saint-Esprit.
On peut répéter la prière, rester dans l'action de grâce et la louange et Dieu ne tardera pas à
nous délivrer de ces pensées et à nous redonner la paix parce qu'on se confie humblement à
lui. Nous avons vu également que la louange est efficace en cas d'attaque dans nos pensées.
Remarque
Cette démarche 4-5-6-7 est également valable pour se débarrasser d'un péché tenace,
d'une mauvaise habitude qui nous tient en esclavage. La seule différence est que l'étape 4 est
une demande de pardon au lieu d'un remerciement. Exemple : Seigneur, je te demande pardon
pour ma dépendance de l'alcool. Je te remets mon incapacité à vaincre ce problème par mes
propres forces et ma volonté affirmée d'être délivré de cette dépendance. Père, dans le nom de
Jésus-Christ et par la puissance de ton Saint-Esprit, je te demande s'il te plaît de m'en délivrer
totalement. Je loue et glorifie Jésus qui a payé le prix de ma délivrance et qui me donne la
victoire. Seigneur, je crois que tu exauces ma prière et je t'en remercie.
21
Chapitre 2
LA SANCTIFICATION
En reprenant le vocabulaire de Don Gosset, dans son livre "L'avenue de la louange",
nous ne pouvons pas aller emménager dans l'avenue de la louange sans quitter la rue des
lamentations. C'est pourquoi, l'action de grâce et la louange impliquent le contrôle de nos
pensées et de nos paroles. Une des tâches importantes du Saint-Esprit est de nous rendre
progressivement semblable à Jésus, pour cela il doit nous sanctifier. « Ce que Dieu veut, c’est
votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4:3). « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a
aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils » (Romains 8:29). Notre
sanctification est nécessaire car la foi n’admet pas de compromis et l’apôtre Pierre nous
recommande : «joignez à votre foi la vertu » (2 Pierre 1:5). En réalité, Dieu « utilise » Satan
pour nous amener à rechercher Jésus, la solution à tous nos problèmes. La guerre entre les
démons et les anges de Dieu nous conduit, souvent au travers d’épreuves envoyées par Satan,
à nous réfugier en Jésus et par la suite à vouloir devenir semblable à Christ pour trouver le
repos et la sécurité. Le merveilleux plan du Père pour nous, c’est de nous rendre « semblable
à l’image de son Fils afin que son Fils fut le premier né d’une multitude de frères » (Romains
8:29). Notre but premier est donc d’être sanctifié chaque jour, ce n’est pas de nous acharner à
combattre les démons sauf si ceux-ci font obstacle à cette transformation. Avec l’aide
précieuse du Saint-Esprit, nous devrions devenir chaque jour un peu plus semblable à Jésus en
étant « transformé de gloire en gloire " (2 Corinthiens 3:18). Cela nécessite l'humilité.
1. L'humilité
L'humilité est vraiment une qualité appréciée de Dieu pour ceux qui souhaitent, par la
foi, hériter de ses promesses puisque cela sera toujours par grâce et que celle-ci est réservée
aux humbles.
1 Pierre 5:5-6 « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles ; humiliez-vous
donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève quand le temps sera venu, rejetant
sur lui tout votre souci, car il a soin de vous."
Philippiens 2:3 « que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de
vous-mêmes ».
Satan craint la vertu mais l’humilité le terrifie car l’âme se livre à Dieu par l’humilité.
Ne nous méprenons surtout pas sur l'humilité que Dieu nous demande. S'il nous veut humble,
ce n'est pas pour nous écraser. Il nous a créé pour lui, pour que nous vivions en communion
d'amour avec lui, dans un climat de familiarité respectueuse et même d'intimité comme dans
une relation de père à enfant. Il souhaite nous amener, mais pas contre notre volonté, à
reconnaître que nous avons besoin de lui. S’humilier, c’est demander pardon pour un péché
ou une faute sans chercher à se justifier. Ainsi, c’est donner raison à notre conjoint s’il nous
reproche quelque chose ce qui nous conduit à lui demander pardon. Ce faisant, nous avons la
paix. Il nous faut choisir entre avoir raison et avoir la paix, nous pouvons difficilement avoir
les deux. L’humilité se manifeste aussi dans nos rapports avec les autres dont nous devons
considérer la valeur et l’apôtre Paul nous fait cette recommandation : « ne faites rien par
esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme
étant au-dessus de vous-mêmes » (Philippiens 2:3). Par contre, il ne convient pas de nous
lamenter, de nous dénigrer nous-même et de nous attrister à chaque instant sur nos péchés et
notre misère. Nous sommes enfant et héritier de Dieu, ce qui nous donne le droit d'être digne
et joyeux.
22
2. Le renouvellement de nos pensées
Nos pensées sont le principal champ de bataille par lequel Satan nous attaque.
Soumettons les au Saint-Esprit pour qu’il les sanctifie. Une grande activité de la pensée, c’est
le raisonnement et notamment l’effort que nous faisons pour tout comprendre mais cet effort
ne fait pas partie de la volonté de Dieu. Ce que nous acceptons sans le comprendre nous
conduit à lui faire confiance. La foi n’a jamais consisté à ne croire que ce que l’on comprend
puisqu’elle opère dans le monde de l’irrationnel. Cessons de vouloir tout comprendre pour
éviter la confusion que le raisonnement charnel amène souvent ainsi que la fatigue et même
l’épuisement. Au contraire, abandonner cette fâcheuse habitude de vouloir tout expliquer et
comprendre apporte la paix et la sérénité.
Satan inonde notre esprit de pensées de distraction, d’incitation au péché, de
mensonges de l’ennemi, de doute ou de peur. Il s’infiltre dans nos pensées et dans notre
imagination par la convoitise des yeux et de tous nos sens. Les pensées sataniques s’érigent en
forteresses si nous ne les chassons pas dès que nous les détectons et des esprits sataniques
viennent faire leur demeure de ces forteresses. Ces dernières ne sont ni des pensées
accidentelles, ni des péchés occasionnels mais quelque chose de profondément enfoui en
nous, qui persiste et que nous ne considérons ni susceptible, ni nécessaire d’être chassé,
comme des préjugés contre telle ou telle race ou contre telle ou telle profession, des modes de
pensée, des états d’esprit non conformes à la Parole de Dieu. Nous devons chasser ces pensées
avec les armes qui sont les nôtres : la Parole de Dieu, le sang de Christ et le nom de Jésus.
Nous devons les amener à obéir à Christ : « nous faisons captive toute pensée pour l’amener à
obéir à Christ » (2 Corinthiens 10:5 version TOB). Soumettons donc nos pensées au Saint-
Esprit pour qu’il les purifie et les amène à l’obéissance à Christ, ce qui nous conduira à ne pas
retenir une pensée mauvaise qui surgit dans notre esprit, mais à diriger notre pensée vers
Jésus : c’est renouveler notre intelligence et aussi notre nature car « L’homme est tel que sont
les pensées de son âme » (Proverbes 23:7). Alors, nous pourrons dire : « Or nous, nous avons
la pensée de Christ » (1 Corinthiens 2:16) et « la paix de Dieu, qui surpasse toute
intelligence, gardera nos coeurs et nos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:7).
3. Le contrôle de nos paroles
« Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole
vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras
condamné » (Matthieu 12:36-37). S’il en est ainsi de nos paroles vaines, qu’en sera-t-il pour
nous de nos critiques, de nos jugements ? Dans de nombreux versets, l’Ecriture nous met en
garde contre les dangers de la langue :
« Par la langue nous bénissons le Seigneur notre Père et par elle nous maudissons les
hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction.
Il ne faut pas mes frères qu’il en soit ainsi » (Jacques 3:9-10).
« Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, mais ce qui sort de la bouche,
c’est ce qui souille l’homme » (Matthieu 15:11).
« Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue
du mal et ses lèvres des paroles trompeuses » (1 Pierre 3:10).
« Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise mais, s’il y a lieu, quelque bonne
parole qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent » (Ephésiens
4:29).
Il y a de très nombreux autres versets sur ce domaine, mais nous nous contenterons de
signaler qu’il est dit dans Proverbes 6:16-19 que l’Eternel hait et a en horreur la langue
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menteuse, le coeur qui médite de mauvais desseins et le faux témoin qui dit des mensonges.
Efforçons nous vraiment d’éliminer de notre bouche mensonge, critique, calomnie, jugement
et même des paroles négatives et tout au contraire, confessons aussi souvent que possible des
paroles positives.
4. Le contrôle de nos sentiments et de nos émotions
Le proverbe 4:23 nous dit : « Garde ton coeur plus que toute autre chose car de lui
viennent les sources de la vie ». En effet, Satan tente continuellement d’exagérer nos
émotions. C’est notre responsabilité quotidienne, avec l’aide constante du Saint-Esprit, de
contrôler nos émotions, nos sentiments, nos réactions aux événements qui se produisent dans
notre vie afin de ne pas les laisser nous amener des blessures émotionnelles comme nous
l’avons vu dans le fascicule "Ce que Jésus a fait pour nous, vous ne le savez pas, découvrez
le". Rappelons que nous ne sommes pas responsable du mal que l’on nous fait, mais nous
sommes responsable aux yeux de Dieu de notre réaction à ce mal. Il est d’autant plus
important de contrôler nos émotions que celles-ci auront tendance à s’exprimer par des
paroles car « c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle » (Matthieu 12:34). Une
version anglaise moderne traduit ce verset par une phrase très explicite : « car la bouche dit ce
dont le coeur est plein ». Autrement dit, les paroles que nous prononçons ont la teinte des
dispositions de notre coeur. Si notre coeur est plein de haine, nous prononcerons des paroles de
haine. Au contraire, s’il est plein d’amour, ce sont des paroles d’amour que nous
confesserons. C’est pourquoi la paix doit régner dans notre coeur et non l’anxiété, la peur, le
doute dont le point de départ se situe dans nos pensées : « et que la paix de Christ, à laquelle
vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs » (Colossiens 3:15).
Pour ces trois domaines que nous venons de voir : nos pensées, nos sentiments et nos
paroles, nous avons besoin de l’action sanctificatrice du Saint-Esprit mais il ne le fera pas
sans être invité à le faire. Aussi donnons-lui notre accord pour cette oeuvre de sanctification en
nous qui n’est pas toujours très agréable et obéissons-lui dès qu’il révèle à notre conscience
que nous venons de pécher ou que nous sommes sur le point de le faire. La première fois que
j’ai dit à Dieu que j’acceptais d’être sanctifié, deux heures plus tard son Esprit me révélait par
deux images que mes yeux nécessitaient une sanctification. Quelques semaines plus tard,
c’était un poignet. Dans son livre « Le combat spirituel », Michel Allard dit : « Si,
continuellement, nous veillons sur nos pensées, notre coeur et notre bouche, nous allons
fermer l’accès au diable et expérimenter une vie victorieuse en Jésus-Christ ». Cette veille est
un combat et cela constitue la très grande majorité de ce qui est appelé le combat spirituel, le
reste étant le fait de chasser les esprits au nom de Jésus. « Ne donnez pas accès au diable »
nous dit Jésus dans Ephésiens 4:27. S’efforcer de ne laisser aucune porte ouverte à l’ennemi
est donc notre grande priorité et il n’y a pas lieu d’être obsédé par la chasse aux esprits.
Néanmoins, s’il faut le faire et cela arrivera, sachons « que Celui qui est en nous est plus
grand que celui qui est dans le monde » (1 JEAN 4:4) et que « ceux qui sont avec nous (les
anges de Dieu) sont plus nombreux que ceux (les démons) qui sont avec eux » (2 ROIS 6:16).
Alors n’ayons pas peur et obéissons à Dieu qui nous dit : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de
tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand
commandement » (Matthieu 22:37).
5. Le combat spirituel de chaque jour
a) Arrêtons de penser et de parler de nos maladies et de nos problèmes.
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Parlons à nos maladies et à nos problèmes car nous avons l’autorité du nom de Jésus.
Autrement dit, arrêtons de nous apitoyer sur notre sort et louons l’Eternel. De même que la
chèvre bêlante attire le loup, notre apitoiement ne peut qu’inciter des esprits méchants à nous
rendre visite. L’apitoiement sur soi est comparable aux sables mouvants du Mont Saint
Michel : plus nous tapons du pied sur le destin, plus nous nous enfonçons. Puisque Dieu prend
soin de chaque détail de notre vie avec amour et puissance, pour que nous vivions en
permanence dans sa paix et sa joie, nous n’avons pas de raison de nous laisser abattre par ce
qui nous arrive. Réagissons plutôt comme le roi David qui écrivait : « mon âme, pourquoi
t’abats-tu et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en l’Eternel » (Psaume 42:6).
b) Cessons de penser au pire.
Il n’y a pas de terrain plus fertile pour l’ennemi que notre imagination. Prenons un
exemple. Des parents ont donné à leur fille de 17 ans une autorisation de sortie jusqu’à 22
heures. A 22 H 15, la fille n’est pas rentrée, à 22 H 30 non plus. Alors les parents imaginent le
pire. Pourtant, il y a des quantités de choses qui peuvent justifier ce retard : un simple oubli de
l’heure, des problèmes de circulation, une panne de voiture mais c’est plutôt au pire que les
parents pensent, surtout avec tout ce que nous voyons et entendons chaque jour à la télévision.
Puisque nous sommes enfants bien-aimés de Dieu, nous sommes protégés à chaque seconde
de notre vie ainsi que ceux et celles qui nous sont particulièrement chers. Si Dieu a pu
miraculeusement sauver des chrétiens prisonniers du World Trade Center le 11 septembre
2001, il peut aussi protéger nos enfants là ou ils sont, même au milieu du danger : « heureux
l’homme qui craint l’Eternel ..., il ne craint pas les mauvaises nouvelles. Son coeur est ferme,
confiant en l’Eternel » (Psaume 112:1 et 7).
c) Cessons de nous inquiéter.
S’inquiéter, c’est dire à Dieu : « je ne pense pas que tu t’intéresses à ma situation et je ne
pense pas non plus que tu aies le pouvoir de résoudre mon problème ». Quelle contre vérité
alors que le Père a envoyé Jésus mourir sur la croix pour notre salut mais aussi pour nous
donner la victoire sur toute chose afin que nous demeurions dans sa paix et sa joie ! Au
contraire, affirmons : « Seigneur, j’aurais humainement raison de m’inquiéter dans cette
situation mais je sais que tu la contrôles comme tu contrôles toutes choses. Aussi, je choisis
de ne pas m’inquiéter et de te faire confiance. Je te loue car tu fais concourir ces circonstances
à mon bien ». « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8:31).
d) Cessons aussi de penser au passé ou de nous inquiéter de l’avenir.
Malgré les versets bibliques qui nous assurent que « si quelqu’un est en Christ, il est une
nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; toutes choses sont devenues
nouvelles » (2 Corinthiens 5:17), notre esprit est malheureusement incité à repenser au passé
et tout particulièrement à ce que nous avons fait de mal ou à ce qui nous a fait mal. Bien
entendu, cela ne peut que nous apporter culpabilité, amertume, regret, douleur, toute chose
contraire à ce que Dieu veut pour nous. Pensons à nos pensées et dès que nous surprenons
notre esprit à retourner fouiller dans notre passé, quelquefois peu glorieux, recentrons nous
sur Jésus, sur ce qu’il est pour nous, sur ce qu’il a fait pour nous, sur la victoire qu’il a payée
chèrement pour nous. Quant à l’avenir, si nous laissons Jésus conduire notre vie, nous devons
avoir la certitude qu’il ne nous conduira pas dans une impasse car la Parole de Dieu nous
affirme que ce sont des projets de bonheur et non de malheur que Dieu a formés pour nous
(Jérémie 29:11).
e) Ne nous installons pas dans le mécontentement ou la déception.
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Cessons de vouloir comprendre tout, d’être déçu de ne pas avoir la réponse à nos prières
ou de n’être pas assez utilisé par Dieu. Le fait même d’exprimer à haute voix notre
mécontentement est déjà une défaite. Les gens qui nous observent et nous savent chrétiens
jugent Dieu à travers nous. Ainsi, si un chrétien convaincu se plaint sans cesse de ses
difficultés, ses enfants auront tendance à se dire : « pourquoi Dieu traite-t-il Papa si
injustement ? » Et c’est Dieu qui sera accusé ! De même, si nous exprimons à haute voix nos
déceptions, Satan nous souffle : « si tu ne t’attends à rien de bon, au moins, tu ne seras pas
déçu », mais c’est au meilleur que nous devons toujours nous attendre. Dans son livre : « Le
champ de bataille de la pensée », Joyce Meyer relate que Dieu lui dit un jour, à propos de
personnes qui étaient dans la confusion : « dis-leur d’arrêter de tout vouloir comprendre ainsi
ils ne seront plus dans la confusion ». Le raisonnement est en effet une autre tendance de la
nature humaine mais il conduit toujours à la fatigue, à la confusion, à la déception, à
l’insatisfaction et il empêche la connaissance révélée. Acceptons la volonté et la souveraineté
de Dieu dans notre vie. Parfois c’est dur et cela fait mal mais ce sont justement ces questions
sans réponse qui crucifient notre chair et nous invitent à faire confiance à Dieu. Se complaire
dans le mécontentement ou la déception est le propre de notre nature humaine, il faut le
combattre sinon nous aurons chaque jour plus de raison d’être mécontent ou déçu. Pendant sa
vie terrestre, Jésus n’avait-il pas plus que nous des raisons de l’être et pourtant il ne s’est
jamais installé dans la déception ?
f) Cessons d’exiger la gratitude des autres et exprimons la nôtre à Dieu.
Un Belge, que j’avais chaleureusement remercié pour un service rendu, m’écrivit un
jour : « on reconnaît la grandeur de quelqu’un à la façon dont il dit merci ». Par contre, j’ai
connu un supérieur hiérarchique pour qui dire merci semblait véritablement lui arracher la
bouche. Quant à la gratitude, elle n’est sans doute pas la première caractéristique de l’être
humain. Aussi, exiger remerciement et gratitude de la part de personnes qui n’y sont pas
prédisposées, c’est ouvrir une brèche colossale à l’ennemi. Une maman, divorcée, un peu
fragile psychologiquement, peu argentée, avait un fils unique pour qui elle avait véritablement
consacré des années de sa vie afin qu’il puisse faire des études dans l’aisance financière. Mais
par la suite, elle attendit de lui une grande gratitude qu’elle ne reçut pas selon son goût. Alors,
ses problèmes psychologiques s’aggravèrent au point qu’elle se jeta par la fenêtre du premier
étage d’un hôtel. Depuis elle est en fauteuil roulant !
Notre vieille nature, qui ne vaut pourtant pas grand chose, cherche toujours à obtenir
la reconnaissance de sa valeur en exacerbant notre orgueil et notre amour-propre. L’ennemi
l’utilise pour nous susurrer, par exemple : « Cette personne ne te manifeste pas la
reconnaissance qu’elle devrait. Tu n’as pas à lui pardonner, c’est à elle de te demander
pardon. Puis regarde, c’est pareil avec telle autre personne, tu ferais bien de leur dire ou de ne
plus les voir ». Réagissons tout de suite et renouvelons nos pensées comme suit : « Si je fais
du bien à quelqu’un, c’est Jésus en moi qui le fait, c’est donc à Jésus de recevoir les
remerciements ou la reconnaissance. Quant à ma vieille nature, elle ne mérite rien car en ellemême,
elle n’est pas capable de faire du bien ». Alors ne considérons jamais comme un dû un
remerciement, un compliment ou une reconnaissance. Si nous en recevons, apprécions-le et
retournons le aussitôt à Jésus puisque c’est lui qui vit en nous. Si nous n’en recevons pas,
voyons là la volonté de Dieu à notre égard pour nous fortifier. Par contre soyons
reconnaissant envers Dieu pour toute bonne chose que nous possédons ou qui nous arrive,
c’est un chemin joyeux vers la richesse intérieure : « Tous les jours du malheureux sont
mauvais mais le coeur content est un festin perpétuel. » (Proverbes 15:15). « Demande le
contentement et tu seras toujours heureux » (1 Timothée 6:6).
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g) Protégeons-nous du désaccord : mieux vaut avoir la paix qu’avoir raison
Bien entendu, on peut ne pas être d’accord avec quelqu’un et si nécessaire exprimer
notre désaccord, mais il ne faut pas en faire un sujet de dialectique, de polémique stérile, de
discussion inutile si l’interlocuteur n’a manifestement aucune intention de changer son point
de vue, car on n’en sortira jamais grandi. Voyons trois formes possibles de désaccord.
discuter
Il y a des domaines où il est préférable de se retirer de la discussion lorsque l’on perçoit ou
pressent un désaccord. Ces domaines varient sans doute avec chaque personne, néanmoins
voici une liste de domaines qui amènent souvent le désaccord : la politique, la religion, le
syndicalisme, l’écologie, le médical, les administrations lorsqu’on est en conflit avec l’une
d’elles car c’est souvent la lutte du pot de terre contre le pot de fer et que nous ayons raison
ou pas, c’est souvent un combat inutile qui se termine par notre capitulation. Dans ces
désaccords, nous risquons une querelle qui nous fera perdre notre paix.
écouter
Ecouter à la radio ou à la télévision quelqu’un présenter des arguments que nous jugeons de
mauvaise foi ou mensongers peut risquer de nous amener des pensées, puis des paroles de
critique, de jugement et quelquefois d’insulte. Or ce domaine aussi est une caractéristique de
notre société. Dès qu’une mesure gouvernementale est prise, les journalistes de la télévision
ont immédiatement le réflexe d’interroger un ou plusieurs responsables politiques de
l’opposition alors que précisément ces derniers, sauf rares exceptions, se croient un devoir
politique de condamner tout ce que fait le gouvernement en place et cela quelle que soit sa
couleur politique. D’ailleurs, dans le cadre des exceptions, c’est à dire lorsqu’un responsable
de l’opposition approuve une mesure gouvernementale, il est presque toujours critiqué par son
propre parti. Dans ce contexte, la mauvaise foi devient souvent la loi et si nous ne nous
sentons pas la force de la supporter sans perdre notre paix, fuyons la en nous abstenant
d'écouter quand c’est possible. Dans ce domaine comme dans le précédent, nous touchons au
champ de bataille de la pensée, cette dernière étant le point de départ de tant de choses. Nous
voulons aussi signaler ici le danger de ruminer un désaccord avec quelqu’un, avec une
administration, avec une organisation ou avec une église. Inconsciemment ce désaccord va
occuper l’essentiel de nos pensées. Réagissons alors et fixons notre attention sur Jésus.
h) Protégeons-nous des accès au diable (Ephésiens 4:27)
S’il y a dans notre vie quelqu’un ou quelque chose qui a priorité sur Dieu, nous
donnons un accès au diable et nous risquons de nous priver des réponses à nos prières ou à
nos louanges. Il en est ainsi si nous ne pouvons, en aucun cas, nous débarrasser d’une
habitude comme l’alcool, le tabac, la drogue, des séries télévisées, des films peu
recommandables, de la musique néfaste, de mauvais livres etc. Par nos propres moyens, nous
ne pouvons nous en débarrasser mais avec l’aide de Jésus nous le pouvons comme nous
l'avons vu au chapitre 1.
Mais nous laissons aussi un accès au diable par des choses dont le caractère néfaste est
beaucoup moins évident. Le Saint-Esprit, en effet, nous conduit à être de plus en plus droit
dans notre comportement journalier, donc à chasser peu à peu tout ce qui n’est pas pur ou
intègre. Ainsi, ce qui ne nous semblait pas un péché quelques mois ou quelques années plus
tôt, ne nous apparaît plus maintenant conforme à la vérité qu’exige notre conformité à Jésus.
« Si j’avais conçu l’iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m’aurait pas exaucé » (Psaume
66:18). Sur ce domaine, il ne faut surtout pas culpabiliser mais simplement être à l’écoute de
ce que le Saint-Esprit met dans notre conscience. Si régulièrement, nous ne sommes pas en
paix lorsque nous faisons telle ou telle chose, c’est sans doute que le Saint-Esprit attire notre
attention sur ce point pour que nous l’abandonnions. A titre d’exemple et seulement à ce titre,
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je citerai quelques points où nous pouvons être amené à changer nos habitudes : faire des
photocopies ou téléphoner à titre personnel au bureau sans autorisation, emmener chez soi du
matériel de bureau appartenant à la société dans laquelle on travaille, ne serait-ce qu’une
gomme, dire des mots grossiers, des histoires grivoises, dépasser largement les limites de
vitesse autorisées sur route ou autoroute etc.
Nous devons aussi nous protéger des personnes négatives, celles qui habitent « la rue
des lamentations » comme le dit Don Gosset dans son livre « L’avenue de la louange ». Nous
ne réussirons probablement pas à les changer mais ces personnes, elles, finiraient par nous
nuire. « Ne parle pas aux oreilles de l’insensé, car il méprise la sagesse de tes discours »
(Psaume 23:9).
En conclusion, si continuellement nous veillons sur nos pensées et si nous fermons
tout accès au diable dans notre vie, nous allons expérimenter une vie victorieuse en Jésus-
Christ, devenir de plus en plus conforme à son image et jouir de sa paix et de sa joie dans la
louange.
6. Règles pratiques
Notre tendance humaine est de nous plaindre et de murmurer, de "vivre dans la rue des
lamentations". Dans son livre "L'avenue de la louange", Don Gosset nous conseille de
déménager et d'aller "vivre dans l'Avenue de la louange". En reprenant cette image, nous
allons supposer qu'il y a déjà six habitants dans cette avenue, ce qui nous donnera le privilège
d'habiter au numéro 7 (chiffre biblique qui représente la perfection). Nous supposons aussi
qu'une règle de bon voisinage exige de rencontrer chacun des habitants afin de bien les
connaître et de mettre en pratique ce qu'ils vivent. Pour cela, nous leur avons donné un nom
caractéristique de ce que nous voulons apprendre d'eux.
N° 1 : Monsieur "Vous ne me devez rien"
Lorsque nous rendons un service à quelqu’un ou lorsque nous lui donnons une marque
d’amitié, la personne à qui nous le faisons ne nous est redevable d’aucun service ou d’aucune
marque d’amitié, donc zéro retour. Si cette personne est reconnaissante, tant mieux et merci
Seigneur ; si elle ne l’est pas, tant pis et merci Seigneur. Considérer comme un dû un retour
de ce que nous donnons, serait une façon de contrôler cette personne, de la priver de sa
liberté. Ce serait trop facile de donner une marque de gentillesse à quelqu’un de désagréable
pour considérer qu’il doit devenir gentil à notre égard. Au nom de quoi serait-il tenu de nous
rendre la pareille ?
Exemples : Seigneur, je te rends grâce pour cette personne qui ne manifeste aucune
reconnaissance; cela fait partie de ta volonté et je la bénis en ton nom. Seigneur, je te remercie
pour cette société qui n'a pas répondu à mon courrier, pour cette administration qui n'a pas
daigné répondre à mon courrier électronique; ces non-réponses font partie de ton plan d'amour
et toi tu sais que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi.
N° 2 : Madame "Un grand merci pour tout"
Un simple merci pour une simple chose! Entraînons-nous à dire merci à Dieu, à voix
basse, ou à voix haute si nous le pouvons, des dizaines de fois par jour, un simple merci pour
la moindre chose : quelque chose se rapportant à notre conjoint ou quelqu’un de notre famille,
la maison, le jardin, un moment de détente, quelque chose de beau que Dieu place sous nos
yeux comme une fleur, un oiseau, un poisson, un animal. Merci encore pour un sourire, pour
un instant de chance, pour la paix en nous, pour la douce présence du Saint-Esprit et pour tant
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d’autres simples choses. Celui qui dit merci pour les petites choses reçoit les grandes choses.
Comment Dieu pourrait-il confier de grandes choses à celui qui ne sait pas dire merci pour les
petites qu’il reçoit ?
N° 3 : Monsieur et Madame "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"
A chaque fois que nous nous surprenons à critiquer quelqu’un, réagissons en rendant
grâce à Dieu pour cette personne telle qu'elle est, et pour l'énorme potentiel qu'elle représente
aux yeux de Dieu. De même, si quelqu'un passe devant tout le monde dans une queue, au lieu
de nous énerver, nous pouvons rester calme et faire cette simple prière : "Merci Seigneur
d'avoir conduit cette personne dans ma vie à cet instant. Utilise la pour me donner quelque
chose dont j'ai besoin, ou pour m'apprendre quelque chose. Bénis cette personne Seigneur".
Murmurer, se plaindre de notre sort, c'est indirectement accuser Dieu de ne pas
prendre soin de nous; c'est donc ne pas croire à son merveilleux plan d'amour pour nous. Dieu
au contraire nous demande de lui rendre grâce pour toutes choses et donc pour notre situation
telle qu'elle est. Prenons conscience que Dieu envisage d'utiliser cette situation pour notre plus
grand bien si nous l'acceptons et si nous le louons puisqu'il va la faire concourir à notre bien.
Alors, au lieu de murmurer, rendons grâce et louons Dieu en nous rappelant que les Israélites,
par leurs murmures incessants, ont retardé de quarante ans leur arrivée dans la Terre Promise.
N° 4 : Le prêtre "Je te louerai Seigneur"
De nombreuses fois par jour, adressons au Père ou à Jésus ou au Saint-Esprit une
action de grâces ou une louange générale et non plus relative à une épreuve particulière.
Ainsi, sans cesse, nous recentrons nos pensées vers Dieu. En voici quelques unes données à
titre d'exemple.
Au Père
- pour sa puissance et pour la puissance qu'il a mise dans la louange (Il siège au milieu de
nos louanges), pour le miracle de la vie d'un bébé mais aussi des animaux, des poissons,
des plantes, pour l'incroyable richesse des couleurs des oiseaux, des poissons, des fleurs.
- pour son amour, pour avoir aimé le monde au point de nous avoir donné son Fils unique
Jésus-Christ, pour nous avoir béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes,
pour sa bonté, sa compassion, sa promesse "d'être toujours un secours dans la détresse"
(Psaume 46:1)
- pour sa sagesse qui fait qu'il connaît ce qui est le mieux pour nous et qui le conduit à ne
pas nous éprouver au-delà de nos forces
- pour sa fidélité à honorer sa Parole.
A Jésus
- pour l'oeuvre de la croix et la victoire qu'il nous donne en toute chose
- pour l'autorité de son nom et le privilège qui fait que "si nous demandons quelque chose
en son nom, il le fera" (Jean 14:14)
- pour la protection de son sang
- pour le fait que "je puis tout par celui qui me fortifie" (Philippiens 4:10).
Au Saint-Esprit
- qui demeure en nous pour nous aider, nous sanctifier, nous enseigner, qui intercède pour
nous
- qui est plus grand que celui qui est dans le monde
- qui est à l'oeuvre en permanence dans nos vies
- qui répand l'amour de Dieu dans nos coeurs.
N° 5 : Le pasteur "Poussez des cris de joie"
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C'est la louange à voix haute. Cela peut être une louange spontanée, proclamée ou
même criée; ce peut être aussi des louanges courtes et répétées à voix forte "Gloire à Dieu",
"Louange et gloire à ton nom", "Béni soit ton saint nom", "Louez l'Eternel", "Victoire à Jésus-
Christ", "Gloire au Seigneur". Il est aussi possible de scander ces louanges, de battre des
mains.
N° 6 : Madame "Je chante quand même"
Nous réjouir dans l'épreuve, c'est difficile; Dieu nous viendra en aide mais nous
pouvons faire notre part qui est de chanter quand même alors qu'on n'en a pas envie. Dans le
même esprit que ce que Dieu a demandé à Merlin Carothers de faire, sur l'air profane d'une
chansonnette très connue, j'ai cherché des paroles très simples sur deux airs gais, faciles à
chanter. Le Saint-Esprit m'a inspiré les paroles suivantes :
1) "Dieu me dit que si je crois, toutes choses concourent à mon bien", sur l'air de ce chant
entraînant "Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu". Si nous le chantons, dans
notre voiture ou chez nous, si on est seul, ce sera un peu dur au départ, mais en persistant,
nous verrons la joie poindre doucement dans notre chant et dans notre coeur.
2) Le deuxième chant est sur l'air de la chanson profane "l'eau vive" : ma petite est comme
l'eau, elle est comme l'eau vive …Après avoir chanté un ou deux couplets, je continue
souvent à chanter en langues sur le même air.
Ton amour, ô Père, est grand,
Tu es gloire et puissance,
Tu es force et majesté,
A toi toute louange.
Honneur, honneur, louange et gloire à l’agneau,
Jésus, Jésus, nul autre nom n’est si beau.
Mon papa chéri je t’aime,
Tu es vraiment mon père.
J’aime aussi ton Saint-Esprit
Et tout l’amour qu’il donne.
Jésus, Jésus, oh mon sauveur bien-aimé,
Toujours, mon coeur, te redira mon amour.
Au cours d'une réunion de notre groupe de prière, nous chantions ensemble cet air et mon
épouse était un peu réticente parce que c'était un air profane. Elle reçut de Dieu une référence
biblique pendant ce chant et en s'y reportant, elle découvrit que c'était le passage de la
Samaritaine et de .. l'eau vive!
N° 7 : vous-même
C'est à ce beau numéro biblique que vous habitez désormais dans l'Avenue de la
louange"!
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Chapitre 3
LES OEUVRES
"Que le Dieu de paix … vous rendes capables de toute bonne oeuvre pour
l'accomplissement de sa volonté" (Hébreux 13:20-21)
Si nous nous soumettons à la justice et à la grâce de Dieu, nous cessons de vouloir
plaire à Dieu par nos propres efforts, nos propres oeuvres. Alors nous laissons Jésus faire le
travail pour nous et souvent aussi, à travers nous.
1. Le piège des oeuvres humaines
a) La religiosité
Par la foi nous devons croire que la mort de Jésus sur la croix nous a lavé de nos
péchés et nous a « justifié », c’est à dire rendu « juste », donc sans tache aux yeux de Dieu et
digne d’être appelé « enfant de Dieu ». Le Père nous aime tel que nous sommes, avec nos
péchés, à la seule condition de reconnaître que c’est par le sacrifice de Jésus que nous sommes
juste. Il s’en suit que nous n’avons pas à faire des oeuvres humaines pour nous rendre juste
aux yeux du Père. C’est l’énorme piège de la religiosité qui va nous entraîner à faire chaque
jour des choses rituelles pour plaire à Dieu et essayer d’obtenir ses faveurs. S’obliger à se
revêtir de l’armure du combattant chaque matin, à lire sa Bible pendant une demi-heure par
exemple, à prier une autre demi-heure etc., ces choses là sont très bonnes mais il ne faut pas
qu’elles amènent la culpabilité le jour où il n’est pas possible de faire ce qui est devenu un
rite. Ce jour là, il y a risque de se sentir coupable et de se dire : si je n’ai pas fait ce matin ce
que j’ai l’habitude de faire, je ne serai pas protégé de Dieu. Mais c’est Satan qui nous dit cela.
Si on a l’habitude de prier une demi-heure chaque matin, Satan pourra venir nous dire dans
nos pensées : une demi-heure, ce n’est pas suffisant, il faut que tu pries une heure. Si on
accepte de le faire, Satan reviendra et nous dira par exemple : tu sais, si tu voulais vraiment
être béni, il faudrait que tu te lèves plus tôt pour prier une heure et lire ta Bible pendant une
autre heure. Mais alors, quand est-ce qu’assez est assez ?
Une autre forme de religiosité, c’est cette tendance bien humaine à « bouger » pour
Dieu, à s’engager dans trop d’associations en même temps, ce qui conduit à être pris par des
réunions de nombreuses soirées par semaine avec le risque de s’épuiser au détriment de sa
famille et de ce que Dieu attend d’abord de nous : non pas bouger, s’agiter, mais rester calme
en sa présence pour partager un moment d’intimité avec lui. Dans son livre « Etre assis,
marcher, tenir ferme », Watchman Nee dit : « Nous pensons trop souvent que l’important est
d’agir. Il nous faut apprendre à « ne pas faire », à rester tranquille pour Lui. Il nous faut
apprendre que, si Dieu n’avance pas, nous n’avons pas à avancer ». Nos oeuvres ne nous
rendront jamais justes devant Dieu « car nul ne sera justifié devant Dieu par les oeuvres de la
Loi » (Romains 3:20). Seul Jésus est notre justice, à tout moment, si nous sommes né de
nouveau, il est « la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient » (Romains
10:4). Il a « anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions » (Ephésiens
2:15). « Il a aboli la loi et ses commandements avec leurs observances » (Version TOB), ce
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qui signifie que Jésus-Christ est pour nous la fin des lois religieuses, la fin des ordonnances
par lesquelles nous pourrions être agréable à Dieu. Par contre, la religiosité fait des ravages ;
elle apporte le découragement, la fatigue, des relations tendues dans les couples et
quelquefois, hélas, le divorce. Pourtant, Dieu peut difficilement bénir ce dévouement religieux
qui le prive bien souvent de ce qu’il recherche : communion et intimité avec ses enfants. « Les
religieux ont crucifié Jésus, la Bible sous le bras » disait l’évangéliste Thomas Roberts !
b) Vouloir nous débarrasser d'un péché ou d'une mauvaises habitude par nos efforts
Même si nous sommes plein de bonne volonté, nous n’obtiendrons rien de Dieu par
nos seuls efforts personnels car tout le plan d’amour de Dieu envers nous est basé sur la grâce
dont le seul mérite revient à Jésus-Christ. C’est ce que le Père a conçu pour nous, par amour
et par bonté, en nous faisant asseoir avec Jésus dans les lieux célestes. Ainsi notre délivrance
du péché est basée, non sur ce que nous allons faire, mais sur ce que Jésus a déjà accompli
pour nous en prenant à la croix notre nature pécheresse et en nous ressuscitant avec lui :
« Considérez-vous comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Christ Jésus »
(Romains 6:11). Il ne s’agit donc pas de faire des efforts désespérés pour se débarrasser d’un
péché tenace ou d’une mauvaise habitude. Il suffit de se reposer sur la victoire de Jésus, « qui
habite dans nos coeurs par la foi » (Ephésiens 3:17) et de lui faire confiance pour nous
délivrer de ce péché ou de cette habitude.
c) Vouloir faire quelque chose pour Dieu
Si espérer quelque chose de nos efforts est une erreur, vouloir « faire quelque chose
pour Dieu » est une erreur plus grave encore. Si nous méditons tant soit peu sur l’immense
grandeur de Dieu et sur sa sainteté comparées à notre nature misérable et à notre impureté,
nous réalisons vite la stupidité et l’insolence de vouloir faire quelque chose pour Dieu. De
plus, en cherchant à le faire, nous faisons obstacle au plan de Dieu qui nous a fait asseoir avec
Jésus dans les lieux célestes pour que nous n’ayons rien à faire par nous-mêmes, ni pour Dieu,
ni pour nous-mêmes. Dans son livre « Etre assis, marcher, tenir ferme », Watchman Nee dit :
« Dieu souffre lorsque nous essayons de faire quelque chose pour lui car il est tellement
puissant. Il désire que nous le laissions tout simplement agir. Il veut être continuellement
celui qui donne. Dieu est si riche qu’il n’a pas de plus grand désir que de donner. Ses trésors
sont si abondants qu’il souffre lorsque nous lui refusons la possibilité de les répandre sur
nous ». Comparons ce passage avec ce que Dieu répondit un jour à la question suivante de
Benny Hinn : « Seigneur, il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire pour te plaire
» et Dieu répondit : « Le plus grand de mes plaisirs, c’est lorsque tu me laisses faire ton
ouvrage ».
2. La nécessité d'accepter que Jésus a tout accompli
Jésus, par sa résurrection, a remporté toute victoire à notre place pour tout ce que nous
avons à faire comme nous l'avons vu au paragraphe 4 du chapitre 2. C’est l’oeuvre achevée de
Jésus-Christ à la croix lorsqu’il a dit « Tout est accompli » (Jean 19:30). Nous devons
accepter que nous n’avons plus à « faire » mais que Jésus « a déjà fait » pour nous ; alors nous
basons notre vie sur une dépendance absolue de Jésus et nous entrons dans le repos de Dieu.
C’est un concept biblique qu’il nous est difficile à saisir et à appliquer, c’est pourquoi l’apôtre
Paul nous prévient que l’effort qui nous revient, c’est d’entrer dans ce repos : « efforcez-vous
d’entrer dans le repos » (Hébreux 4:11). Dans son livre : « Le sang de l’alliance », Benny
Hinn écrit : « Chaque fois que nous disons : « je dois faire ceci ou cela » Dieu répond : « je
l’ai déjà fait. Tout ce dont tu as besoin, c’est d’accepter que je l’ai fait ». La religion nous dit :
« Fais-le ! » Jésus nous dit : « C’est déjà fait. » Lorsque Jésus a versé son sang à la croix, il a
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dit : « tout est accompli »! Il n’a pas dit : «Il faut continuer ». Que de fois n’entendons-nous
pas : « j’ai confié mes enfants à Dieu mais à la moindre difficulté pour eux je m’inquiète » ou
« j’essaie de prier et je n’y arrive pas » ou encore : « je désire pardonner à mon père, (ou à
mon conjoint ou à quelqu’un d’autre), tout le mal qu’il m’a fait mais c’est au-dessus de mes
forces » ? Kathryn Kuhlman disait dans ces situations : « N’essayez plus, laissez tomber ! »
Ces personnes continueront à échouer jusqu’à ce qu’elles fassent cette seule prière que Dieu
veut entendre : « Seigneur, je suis incapable de le faire et je ne vais pas essayer ; s’il te plaît
fais-le en moi par ta grâce ». Alors que faut-il faire ? « Attendre », nous dit Benny Hinn.
« Toi, tu n’as rien à faire du tout ! C’est Dieu qui travaille en toi ! » dit David Duplessis,
surnommé « Monsieur Pentecôte ». Andrew Murray, quant à lui, nous dit : « Le croyant doit
cesser complètement d’agir par lui-même et attendre que Dieu agisse en lui ». Watchman
Nee, lui, dit : « Le christianisme signifie que Dieu a tout accompli en Christ et que nous
entrons simplement, par la foi, dans la jouissance de ce fait. Nous sommes invités, non à nous
asseoir en Christ mais à nous voir assis en Christ ».
La nécessité du repos est bien illustrée par Jésus lui-même à propos de Marthe et Marie,
deux soeurs qui reçurent Jésus alors qu’il était en chemin avec ses disciples. Marthe, occupée à
divers soins domestiques, était agacée de voir sa soeur assise aux pieds de Jésus et se
contentant de l’écouter sans participer aux tâches domestiques. Alors elle s’adressa à Jésus :
« Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de
m’aider. » (Luc 10:40). Les deux versets suivants nous donnent la réponse très claire de
Jésus : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule
chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée ». Jésus
désapprouve l’agitation et l’inquiétude de Marthe. Mais le repos de Dieu ne consiste pas à
s’asseoir et à ne rien faire en s’attendant à ce que Jésus fasse tout à notre place ; ce repos doit
être dirigé vers l’écoute de la voix du Saint-Esprit afin de connaître la volonté de Dieu pour
nous ou afin de recevoir ce que nous attendons. En revenant à Marthe et Marie, l’évangéliste
Luc nous dit que Jésus approuve l’attitude de Marie qui, « s’étant assise aux pieds du
Seigneur, écoutait sa parole ». Ainsi, Marie s’arrête et s’assied mais c’est afin d’être
totalement disponible pour écouter Jésus ; elle ne se cale pas dans un fauteuil pour être
oisive ; bien au contraire, toute son attention est consacrée à entendre ce que Jésus a à lui dire
ou à lui demander de faire. Elle écoute mais elle est aussi prête à obéir si Jésus lui demande de
se lever et de faire quelque chose. Donc pour nous, entrer dans le repos de Dieu, c’est nous
arrêter de faire nos oeuvres humaines et nous mettre à l’écoute attentive de la moindre parole
que Dieu veut nous dire et c’est bien entendu obéir à toute parole reçue.
Dans son ouvrage : « Sainteté, vérité et présence de Dieu », Francis Frangipane dit : « Nos
efforts, aussi acharnés soient-ils, ne peuvent produire ni le repos, ni la vie de Dieu. Il faut que
nous venions à lui. Beaucoup de responsables arrivent à la limite de l’épuisement en
cherchant à servir Dieu. S’ils passaient la moitié de leur temps avec lui, à prier devant lui et à
s’attendre à lui, ils verraient Dieu les accompagner d'une façon surnaturelle et agir
puissamment dans leurs efforts. Ils deviendraient des passagers dans la barque de sa
volonté ».
Si ce fascicule vous a plu et apporté quelque chose, merci de me le faire savoir en
m'adressant un courrier électronique, ceci dans le but d'encourager d'autres personnes à le
lire et à le mettre en pratique : sitecvv@wanadoo.fr
D'autre part, deux autres fascicules sont téléchargeables gratuitement sur mon site :
- Ce que Jésus a fait pour nous, vous ne le savez pas, découvrez-le (33 pages)
- Un refuge pour chaque instant : notre foi en Dieu (25 pages)
- mon site : http://perso.wanadoo.fr/changezvotrevie
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Table des matières
Chapitre 1 L'ACTION DE GR?CE ET LA LOUANGE
1. La volonté de Dieu 1
a) Pourquoi Dieu veut-il que nous fassions sa volonté? 1
b) Quelle est la volonté de Dieu pour nous? 1
1. L'action de grâce 2
2. Notre sanctification 3
3. Faire de bonnes oeuvres 3
c) Que se passe-t-il si nous faisons la volonté de Dieu? 3
1. Le salut éternel 3
2. L'exaucement de nos prières 3
2. La puissance de l'action de grâce et de la louange 3
3. Les versets de base 6
4. Que faut-il croire et comment y parvenir? 7
a) La nécessité de vivre par la foi 7
b) La foi c'est la décision de croire au plan parfait d'amour de Dieu 8
c) L'action de grâce et la louange sont le langage de la foi 9
5. Comment manifester notre foi? 10
a) L'action de grâce 10
b) La louange 12
c) La confiance 14
d) La joie 15
6. Comment faire grandir notre foi? 16
7. Rendre grâce, louer et se réjouir 19
a) La démarche en sept étapes 19
b) Application à la peur 20
c) Application à une attaque de Satan 20
Chapitre 2 LA SANCTIFICATION
1. L'humilité 21
2. Le renouvellement de nos pensées 22
3. Le contrôle de nos paroles 22
4. Le contrôle de nos sentiments et de nos émotions 23
5. Le combat spirituel de chaque jour 23
a) Arrêtons de penser et de parler de nos maladies 23
b) Cessons de penser au pire 24
c) Cessons de nous inquiéter 24
d) Cessons aussi de penser au passé ou de nous inquiéter de l'avenir 24
e) Ne nous installons pas dans le mécontentement ou la déception 24
f) Cessons d'exiger la gratitude des autres et exprimons la nôtre à Dieu 25
g) Protégeons-nous du désaccord 26
h) Protégeons-nous des accès au diable 26
6. Règles pratiques 27
Chapitre 3 : LES OEUVRES
1. Le piège des oeuvres humaines 30
a) La religiosité 30
b) Vouloir nous débarrasser d'un péché par nos propres efforts 31
c) Vouloir faire quelque chose pour Dieu 31
2. La nécessité d'accepter que Jésus a tout accompli 31
Traduit en anglais par Gisèle Ramond et Michel Aumiaux sous le titre "Open the door to a
change in your life, joy and happiness in Jesus Christ". December 2003.
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