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sur les dangers de l'occultisme, divinations.... etc

                             

                          
Attention danger  !!!

S'il y a des gens qui voient le diable partout, il y en a d'autres qui ne le voient nulle part. Les deux positions sont fausses et le diable en tire parti. Il maintient les premiers dans une crainte servile et agit avec toute liberté envers les seconds. Qu'il soit ignoré ou adoré, l'important est qu'il puisse accomplir son travail de destruction.
     

Que Dieu benisse notre nouveau
*Pape Francois *



    
                                                         



N’oublions pas cette phrase : « Dieu ne se lasse jamais de pardonner, jamais ! Hé, père, quel est le problème ? ». Eh bien le problème c’est que c’est nous qui ne voulons pas, nous qui nous lassons de demander pardon. Lui, il ne se lasse jamais de pardonner, mais nous, parfois, on se lasse de demander pardon. Ne nous lassons jamais, ne nous lassons jamais ! Il est le Père amoureux qui pardonne toujours, qui a ce cœur de miséricorde pour nous tous. Et nous aussi apprenons à être miséricordieux avec tout le monde. » Pape François

                                                                   

Notre Pape François…

Père François Gonon, curé
 



Chaque élection d’un pape constitue un moment fort et émouvant pour tout le peuple de Dieu. Confiance dans la Providence qui, nous n’en doutions pas, saurait donner à l’Église celui dont elle a besoin aujourd’hui. C’est ce que nous demandions à Saint Nicolas lors de nos chapelets quotidiens avant chaque messe de semaine. Joie immense - à la vue de la fumée blanche - de savoir que si rapidement le Seigneur avait répondu à la prière de son Église. Joie d’accueillir déjà dans la foi celui que nous ne connaissions pas encore et qui déjà était notre pape… Joie redoublée à la découverte de son identité (un argentin, un jésuite, un ami des pauvres…), du nom choisi (François ! en référence explicite au Saint d’Assise), puis de son visage (empreint de bonté), de ses premières paroles (pleines de douceur et de cordialité où les mots d’amour et de fraternité sont apparus en première ligne), mais aussi de ses premiers gestes (marqués par une humilité et une simplicité désarçonnantes)…
En ce 13 mars 2013, au cœur du Carême, en inspirant aux cardinaux le choix du cardinal Jorge Mario Bergoglio, l’Esprit-Saint a soufflé fort. Il a ouvert en effet une situation inédite à plusieurs titres. D’abord, c’est la première fois qu’un pape vient de si loin, d’au-delà de l’Atlantique : « mes frères cardinaux sont allés me chercher au loin, presqu’au bout du monde ». La première fois ensuite, qu’un pape est jésuite avec tout ce que cela sous-entend chez cet authentique disciple de Saint Ignace et de Saint François-Xavier, d’intelligence théologique, de profondeur spirituelle et de sens du discernement. La première fois enfin qu’un souverain pontife choisit le beau nom de François.
Mettre son pontificat sous le patronage du Poverello, quelle idée géniale ! Se profile alors tout un programme dont la vie et le ministère de l’ancien archevêque de Buenos Aires dessinent déjà le contour. Saint François n’est-il pas le frère universel aimé et respecté de tous les hommes, quelle que soit leur religion, celui dont le cœur s’est embrasé après avoir embrassé un lépreux, celui qui a épousé Dame Pauvreté pour se faire le serviteur des plus pauvres, celui qui a tant célébré la beauté de la création en hommage au Créateur, celui qui a pu accomplir tout cela - et renouveler profondément l’Église d’alors - parce qu’il a aimé le Christ à la folie jusqu’à être totalement conformé à Lui et à recevoir les stigmates de sa Passion. Et cette radicalité évangélique, cet amour du Christ et de sa croix, notre pape François les a assumés dès sa première homélie en des paroles de feu sorties toutes droites de son cœur de pasteur : « Nous pouvons cheminer tant que nous voulons, nous pouvons édifier tant de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, quelque chose ne va pas. Nous deviendrons une pieuse ONG, mais pas l’Église, épouse du Christ (…). Quand nous cheminons sans la croix, quand nous construisons sans la croix, quand nous confessons le Christ sans la croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur. Nous sommes des mondains ».

       
           
A voir et revoir notre saint pape en 2015.         http://youtu.be/lNkvEz9bs8A



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LES LECTURES DU JOUR ICI

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Acte de confiance  

Je suis si persuadé, mon Dieu, que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes. Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir, je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher. Que les uns attendent leur bonheur, soit de leurs richesses soit de leurs talents ; que les autres s’appuient ou sur l’innocence de leur vie ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leur prière ; pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance-même. Cette confiance ne trompa jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux parce que j’espère éternellement de l’être et que c’est de vous, ô mon Dieu, que je l’espère. Je connais, hélas !, et il n’est que trop vrai, combien je suis fragile et changeant ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies ; j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament ; mais toutes ces chutes ne peuvent m’effrayer ; tant que j’espèrerai, je me crois à couvert de tous les malheurs, et je suis sûr d’espérer toujours parce que j’espère encore de votre libéralité cette invariable espérance. Enfin, je suis intimement convaincu que je ne puis trop espérer en vous et que ce que j’obtiendrai de vous sera toujours au-dessus de ce que j’aurai espéré ; ainsi, j’espère que vous m’arrêterez sur les penchants les plus rapides, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis. J’espère que vous m’aimerez toujours, et qu’à mon tour, je vous aimerai sans relâche ; et pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je veux espérer vous-même de vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. Amen. Saint Claude La Colombière (sermon 68 sur la confiance) http://www.sanctuaires-paray.com/4/le-message/les-deux-saints-de-paray/saint-claude-la-colombiere/article/acte-de-confiance-en-dieu


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Évangile de Jésus-Christ selon St Luc : 

« Parabole du riche et de Lazare »


Dans ce dialogue imaginé par Jésus entre Abraham et le riche de la parabole, nous pouvons remarquer deux choses : tout d’abord que ce riche se trouve probablement au purgatoire puisqu’il a le souci de ses frères..., et ensuite qu’il est en proie à la torture car, ne l’oublions pas, le purgatoire est un temps de purification. C’est pourquoi ce riche souhaite que l’on avertisse ses frères, afin qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !

Oui, nous aimerions bien pouvoir communiquer avec nos défunts… Or, force est de constater que personne n’est jamais revenu pour nous en parler sauf, bien entendu notre Seigneur lui-même. Seulement voilà, nous aimerions que ce soit un de nos proches qui nous rassure. Est-ce possible ?

Il existe effectivement une communication avec les défunts : c'est ce qu'on appelle la Communion des saints. C’est ainsi que les saints du ciel, celles et ceux qui ont été béatifiés ou canonisés ou sont en voie de l’être, se manifestent parfois à nous de diverses manières, en particulier par les faveurs, voire les miracles obtenus grâce à leur intercession. Et nous pouvons toujours, bien entendu, communiquer  avec eux par la prière, comme nous y serons invités dans un peu plus d’un mois, le 2 novembre.

Mais il existe aussi une communication avec les défunts vis-à-vis de laquelle l’Église nous met en garde : c’est ce que l’on appelle le “spiritisme”, une pratique qui consiste non pas à invoquer les défunts, mais à les évoquer. D’après une note de la Commission doctrinale du Concile Vatican II, il s’agit d’une méthode « par laquelle on cherche à provoquer, par des techniques humaines, une communication sensible avec les esprits ou les âmes séparées, pour obtenir des nouvelles et diverses aides (ou) des nouvelles cachées ». Ce même document repousse cette méthode en rappelant à ceux qui seraient tentés d’y avoir recours en reprenant la phrase de l’évangile d’aujourd’hui : Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent !

Le Catéchisme de l’Église catholique ne dit pas autre chose : « Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort " dévoiler " l’avenir. La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul. Toutes (ces) pratiques (…) sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quant elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui ou qu’elles recourent ou non à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder » (n° 2216-17).

Notre connaissance de l’au-delà n’a donc pas à s’appuyer sur d’autre sources que la Sainte Écriture, qui contient tout ce qui est nécessaire à notre salut. Le reste est vanité et curiosité mauvaise.

 

Que Saint Michel, que nous fêterons dans quelques jours, nous aide à ne pas tomber dans les pièges du Malin et de ses satellites !

Abbé Bruno Bonnet (Bougiva










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Je prie, je prie, mais…
Comme il est tentant, lorsqu’on lit ce passage de l’évangile, d’y opposer notre expérience, disons, malheureuse : « eh bien moi, j’ai demandé ceci, cela, mais je n’ai pas été exaucé… ». Un constat négatif qui suffit pour nous justifier : « Du coup je ne prie plus ! À quoi bon…»
Et voilà comment, en un tour de passe-passe pseudo-spirituel on s’en tire à bon compte pour se dispenser à la fois de la prière et de l’obéissance aux commandements de Dieu.
Ce n’est assurément pas ce que le Seigneur souhaite en nous délivrant cet enseignement sur l’efficacité de la prière. Alors que faut-il comprendre ?
Il en va de la promesse du Seigneur comme de celle de n’importe quel père ou mère de famille qui ne va évidemment pas céder à toutes les demandes de ses enfants. Ils concluront peut-être que papa ou maman sont méchants, mais qui les croira ? Saint Augustin, lui, avec une de ces formules dont il a le secret, répond que si Dieu ne nous exauce pas, c’est parce que aut mali, aut male, aut mala… Traduisons… :
Aut mali : soit parce que nous sommes mauvais, donc pas bons, pas bien disposés, égoïstes ou intéressés dans notre demande. Bref, lorsque l’on oublie ce que nous disons pourtant dans le Notre Père (même si cela ne figure pas dans la version de Luc d’aujourd’hui) : Que ta volonté soit faite ! Mieux vaudrait, donc, prier comme le Christ au Jardin des oliviers avant d’entrer dans sa passion : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux.
Aut male… : soit parce que nous demandons mal, comme cela arrive quand on demande du bout des lèvres, sans y croire vraiment (peut-être parce que l’on est d’ailleurs pas très convaincu par la pertinence de ce que l’on demande…), ou lorsque manque une condition indispensable de toute prière de demande : la persévérance. Un proverbe chinois dit, paraît-il, que c’est toujours avec le dernier centime que l’on achète le bon Dieu… Une manière sympathique de nous encourager à continuer à prier, sans oublier le comme tu veux de Jésus.
Aut mala : soit parce que nous demandons des choses mauvaises. Et c’est là que l’on repense à l’exemple des parents qui refusent à leurs enfants ce que les enfants considèrent, de leur point de vue, comme quelque chose de bon, mais que les parents voient davantage comme un danger que comme une bonne chose.
Vous êtes probablement déjà en train de penser en me lisant : mais ce que je demande est une bonne chose ! Voire… Là encore, mieux vaudrait prier comme notre Seigneur en le formulant pour l’occasion : « non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ».
Dit d’une autre manière : si je suis bon et dans de bonnes dispositions, si je demande bien, et si je demande de bonnes choses, je serai exaucé. Surtout si je passe par Marie, ma Mère.

Essayez pour voir…
Abbé Gérard Thieux (Toulouse)
.........".......



 

Évangile de Jésus-Christ selon St Luc : 

« Les femmes qui accompagnaient Jésus » 

 

Alléluia. Alléluia. 

Tu es béni, Dieu notre Père, Seigneur de l'univers, 

toi qui révèles aux petits les mystères du Royaume ! 

Alléluia. (cf. Mt 11, 25)     

L’évangéliste saint Luc évoque le nom de quelques femmes qui suivaient le Christ non seulement pour s’imprégner de ses enseignements mais surtout pour grandir dans la vie nouvelle qu’est la vie de sainteté. Parmi ces femmes, Marie de Magdala, qui avait été libérée de sept démons. 

Il faut être sincère avec soi-même et ne pas se voiler la face. Les tentations que l’adversaire nous inflige, trouvent une certaine complicité dans notre cœur. La tentation se présente toujours avec un côté séduisant et attirant. Pourtant, nous ne sommes pas nés de la dernière pluie, ces séductions nous les avons souvent connues, à plusieurs reprises nous avons vécu de ces moments où nous sommes tombés dans le piège. On se laisse entrainer, mais la facture est lourde à payer. Après avoir dit ‘’oui’’, très vite vient ce poids sur la conscience que nous ne connaissons que trop bien.

Tout cela, on le sait par expérience et pourtant on chute si vite, pourquoi ? La réponse est simple, à la suite d’Ève, nous entrons dans une sorte de dialogue avec l’adversaire : on se dit “est-ce vraiment si grave ?”, “après tout, je ne fais du mal à personne” ou encore “tout le monde fait la même chose”. Là est le piège : entrer en dialogue avec la tentation, et finalement avec le démon lui-même. 

Nous ne serons vainqueurs que dans la mesure où nous pénétrons dans la victoire du Seigneur Jésus, alors regardons-le agir. 

Jésus oblige toujours le démon à se taire. En effet, lorsqu’une personne subit la présence de Satan, elle souffre constamment à cause des paroles et des idées que l’adversaire lui met dans la tête et le cœur. Jésus impose le silence au démon, ce qui est déjà un premier soulagement.

L’expérience de l’Église catholique, montre que, par moment, certaines personnes subissent comme une rafale de pensées et d’idées noires qui les terrorisent et les plongent dans un terrible désespoir. Il est absolument nécessaire d’imposer le silence à l’adversaire dont les paroles sont toujours porteuses de mort alors que les Paroles du Christ sont toujours porteuses de Vie. 

Par sa seule volonté Jésus pouvait imposer le silence ! En ce qui nous concerne, notre volonté est bien faible, elle ne sera donc pas capable, par elle-même, d’imposer ce même silence. 

Pour arriver à faire taire l’adversaire, la Sainte Église a toujours conseillé l’utilisation de certains moyens spirituels : 

L’usage de l’eau bénite.

La prière du saint Rosaire, car la Vierge Marie est la toute pure.

L’adoration du  Saint Sacrement.

L’invocation fréquente du Saint Esprit (la troisième personne de la Sainte Trinité)

 

Pour entrer dans la  victoire du Seigneur, nous n’userons jamais assez de ces moyens surnaturels. 

Abbé Frédéric Martin (Strasbourg)
..........".................................


 

Que chacun de vous découvre en Marie sa propre Mère. Que chacun de vous « la prenne dans sa maison » et, plus encore, dans son cœur, chaque jour et tout au long de notre vie, surtout dans les moments d’épreuve et de souffrance.

— Saint Jean-Paul II










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Merci de vos prières

                  ....             

La Parole du Jour  ici

Saint du Jour  ici



Si tu savais le don de Dieu et ce c’est que le Ciel !

Si tu pouvais d’ici, entendre le chant des Bienheureux,
et me voir au milieu d’eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté
devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi… ? tu m’as vu… tu m’as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer
dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,
et quand, un jour que Dieu seul connaît et qu’il a fixé
ton âme viendra dans le Ciel ou l’a précédée la mienne…
Ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée.
A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse,
je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies
de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le bonheur,
non plus attendant la mort,
mais avançant, d’instant en instant,
avec toi, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie !

Alors… essuie tes larmes et ne pleure plus… si tu m’aimes !


(Saint Augustin)




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Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !


Paul Claudel
(extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915)








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